Jeanne d’Arc

Jeanne d'Arc à la bataille de Patay

La pucelle d’orléans

Née vers 1412, morte le 30 mai 1431 à Rouen. Jeanne d’Arc est une figure de l’histoire de France, chef de guerre et meneuse d’homme. Elle est déclarée Sainte par l’Eglise. Son surnom sera « la pucelle d’Orléans ».

Investie d’une mission divine, elle est persuadée de délivré la France de l’occupation anglaise. Fille d’origine paysanne, elle arrive à rencontrer Charles VII et retourner l’avantage contre les anglais.

Jeanne d’Arc mène victorieusement les troupes françaises contre les anglais. Elle libère Orléans et permet à Charles VII d’être sacré à Reims. Le cours de la guerre de Cent ans est durablement inversé en faveur des français.

En 1430, elle est capturée à Compiègne par les bourguignons puis vendue aux anglais. Jeanne d’Arc trouvera la mort sur le buché en 1431 après une mascarade de procès.

Béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, Jeanne d’Arc devient une des deux saintes patronnes secondaires de la France 


Pour briller en société :

  • Femme combattante au Moyen-Âge
  • Décisif dans la guerre de Cent ans
  • Siège d’Orléans
  • Sacre de Charles VII à Reims
  • Capturée par les bourguignons
  • Brûlée vive par les anglais à Rouen
  • Canonisée

«RENTREZ dans votre pays! Ne vous obstinez pas dans votre projet, car le royaume de France ne vous est pas destiné. Charles en est le véritable héritier! Dieu m’envoie pour vous chasser les uns après les autres de la France entière. Il me donnera plus de force qu’il n’en faut pour repousser vos assauts! »

Ce message de Jeanne d’Arc n’a qu’un résultat: il fait bien rire les chefs de l’armée anglaise, qui a occupé une grande partie de la France. « Que voulez-vous que fasse cette jeune exaltée? Elle réussira tout au plus à entrainer une dizaine de fanatiques comme elle! »

Ainsi parlaient sans doute entre eux les officiers anglais, mal informés de la vérité, car Jeanne d’Arc, cette jeune fille de dix-huit ans, était déjà à la tête de toute l’armée française et s’apprêtait à engager une attaque massive contre l’envahisseur. Elle n’avait rien d’une exaltée et se proposait simplement d’exécuter un ordre, qu’elle assurait avoir reçu de Dieu dont elle avait mystérieusement entendu la voix.

LA PETITE PAYSANNE DE DOMREMY

Un jour de l’année 1429, Robert de Baudricourt, capitaine servant dans l’armée française, voit paraître devant lui une jeune paysanne : Je suis Jeanne d’Arc, de Domrémy, commence-t-elle et j’ai à vous communiquer une chose extraordinaire . » Le Sire de Baudricourt n’a pas même le temps de lui demander de quoi il s’agit; la paysanne poursuit; «Sire capitaine, le Ciel m’a fait entendre sa voix et m’a ordonné de sauver la France. Il faut que je parle au roi immédiatement. Je vous pris de m’accompagné auprès de lui. »

«C’est une exaltée ou une menteuse effrontée, tout au plus » pense, à part lui, Robert de Baudricourt. Mais Jeanne parle à nouveau avec une telle ferveur et une telle conviction que le capitaine en est ému et pense finalement qu’elle doit être inspirée de Dieu. Il accompagnera donc chez le roi.

CHEF DE L’ARMEE DU ROI

Quelques semaines plus tard, la petite paysanne de Domrémy est reçue à la cour de Charles VII, à Chinon. « Voici le roi», lui disent plusieurs seigneurs en lui montrant un gentilhomme de la cour vêtu des habits royaux. Mais c’est pour la tromper; le roi en personne la voulu ainsi, pour la mettre a l’épreuve. « Si elle est vraiment inspirée de Dieu, s’était dit Charles VII, elle saura me reconnaitre parmi tous mes gentilshommes. » Or, Jeanne ne se trompe pas. On la voit s’arrêter après avoir parcouru toute la grande salle, devant un homme qui essaie de se cacher derrière un autre.

« Au nom de Dieu s’écrie la jeune fille, vous êtes le roi: si vous faites ce que je vous dis, les Anglais seront chassés, et vous serez reconnu roi de France. Donnez-moi des armes et des soldats, car Dieu le veut.» Charles VII demeure étonné; mais, convaincu que Jeanne obéit à sa mission divine, il lui confie le commandement de l’armée.

JEANNE D’ARC LIBERE ORLEANS

L’armée anglaise est massée prés d’Orleans. Assiégée depuis plus de six mois, la ville a résisté farouchement, mais elle semble tout près de se rendre. Les anglais sont en si grand nombre dans la région que la moindre résistance parait inutile. Et voici que Jeanne d’Arc conseille d’attaquer l’ennemi précisément à Orléans!

Les chefs de l’armée française considèrent cette entreprise comme pure folie; pourtant la jeune fille est inébranlable et les soldats enthousiasmés sont décidés à la suivre. L’offensive commence le 5 ou le 6 mai 1429: revêtue d’une armure éclatante, Jeanne conduit les hommes à l’assaut. La bataille est terrible : pendant trois longs jours, les deux armées ennemies luttent hardiment sous les remparts d’Orléans. Enfin les français parviennent à ouvrir une brèche dans les rangs des anglais.

Les habitants de la ville, qui suivent avec émotion le combat, se lancent eux aussi à l’assaut. Pris entre deux groupes de combattants, les Anglais sont contraints de se retirer. Orléans est enfin libérée. Si l’on considère le nombre imposant des soldats qui encerclaient la ville, cette libération passe pour un miracle. Orléans fête cet évènement pendant plusieurs jours, mais Jeanne ne laisse pas de trêve à l’ennemi : elle le poursuit jusqu’a Reims, et libère la ville. Une grande partie de sa mission est désormais accomplie : en effet, le 17 juillet 1429, Charles VII est reconnu roi de France et sacré en la cathédrale de Reims.

CONDAMNEE A ETRE BRULEE VIVE

Tant que les Anglais ne sont pas « boutés hors de France », le règne de Charles VII n’est pas assuré. Jeanne le sait. La lutte reprend donc. Mais a Compiègne Jeanne est faite prisonnière au cours d’un combat acharné. Les Anglais ne sauraient désirer mieux: ils peuvent maintenant se venger de celle qui est à l’origine de leurs défaites. Confiée à un tribunal ecclésiastique, la jeune fille est soumise à un long procès. Les juges la déclarent sorcière, hérétique, possédée du démon et coupable d’une imposture grossière. Ces accusations ne troublent en rien la petite Jeanne.

Elle n’a qu’une réponse : « Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait sur ordre de Dieu! » Mais quel poids peuvent avoir ses paroles devant des juges volontairement hostiles? Leur condamnation est terrible : ils l’envoient à la mort. Au matin du 30 mai 1431, Jeanne est conduite sur la place du Vieux-Marché à Rouen. Au centre se dresse un bucher. Un roulement de tambour donne le signal. Seule, calme, les yeux tournés vers le ciel, Jeanne monte les degrés du bucher. Tandis qu’un soldat l’enchaine au poteau, elle répète à voix haute ce qu’elle a dit tout le long du procès: « Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait sur ordre de Dieu! » Mais les flammes déjà enveloppent le corps de la Pucelle…

JEANNE D’ARC, UNE SAINTE

Plus de vingt ans après la mort de Jeanne d’Arc, l’église examine à nouveau le cas de la paysanne de Domrémy. Un autre procès s’ouvre et le 7 juillet 1456, à Rouen, la réhabilitation de Jeanne est prononcée : l’accusation d’hérésie qu’on avait porté à la Pucelle Orléans est retirée. Cinq siècle plus tard, le 16 mai 1920 : le pape Benoit XV la canonisait.

Elle est aujourd’hui fêtée comme héroïne nationale.