La révolution française de 1789 en quelques étapes

Prise de la Bastille, révolution française

La révolution française de 1789 changea en profondeur la France. De part l’avancée des progrès sociaux et de société mais aussi par ses massacres.

NOUS sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes!, Telle est la réponse que Mirabeau aurait faite, de la part du Tiers Etat, au marquis de Dreux-Breze, qu’au nom de Louis XVI, ordonnait aux députés de se séparer.

LE SERMENT DU JEU DE PAUME

23 juin 1789. Décidés à abolir les lois, injustes à leurs yeux, imposées par les classes privilégiées la Noblesse et le Clergé, les députés du Tiers Etat prêtent serment de rester unis tant qu’ils n’auront pas donné à la France une Constitution. Celle-ci devra garantir la liberté et l’égalité des droits politiques à tous les citoyens.

En face de la fermeté du Tiers Etat, et effraye par les soulèvements que ont éclate à Paris et à Versailles, Louis XVI finit par céder le 27 juin, il invite lui-même les représentants de la Noblesse et du Clergé à se joindre à ceux du Tiers Etat pour donner à la France de nouvelles lois. L’ensemble allait former l’Assemblée nationale constituante.

Le roi parviendra-t-il à calmer l’agitation populaire qui gagne toute la France?

LA BASTILLE PRISE D’ASSAUT

Il est trop tard désormais : le peuple est exaspéré par la faim et la misère. Dans les campagnes, des troubles ont lieu : les paysans, qui forment la classe la plus sacrifiée de la nation, massacrent des nobles, et détruisent les châteaux.

Inquiet de la violence populaire, Louis XVI prévoit un rassemblement de troupes à Versailles et à Paris. L’Assemblée constituante en demande le retrait : le roi refuse; les Parisiens décident alors de réagir (14 juillet 1789).

Pour se procurer des armes, ils pillent les boutiques des armuriers, puis marchent sur la Bastille, forteresse ou sont enfermés les prisonniers politiques; la foule y pénètre, massacre les gardiens et libère les quelques prisonniers qu’elle y trouve.

Effrayé par ce soulèvement et voulant en éviter de plus graves, Louis XVI cède et consent à renvoyer les troupes.

La majorité des Français reste encore royaliste, mais désire un changement radical dans l’ordre social du pays.

LES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

Pendant ce temps, l’Assemblée constituante, voulant rétablir l’ordre, décide quelques reformes urgentes, avant même d’élaborer la nouvelle Constitution.

Le 26 aout 1789, elle vote la  » Déclaration des droits de l’homme et du citoyen « , principes qui sanctionnent l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Voici le résumé de quelques-uns parmi les plus célèbres :

Les hommes naissent libres et égaux en droits.

Tous les citoyens ont le droit de concourir à l’élaboration de la loi, personnellement et par l’intermédiaire de délégués.

La loi doit être la même pour tous.

Les taxes doivent être également reparties entre tous les citoyens proportionnellement à leurs biens.

Le roi, ayant déclaré après l’assaut de la Bastille qu’il répondrait aux requêtes du peuple, ne peut maintenant faire moins que de reconnaitre la Déclaration des droits de l’homme.

Mais, poussé par son entourage, il correspond en secret avec des souverains étrangers pour obtenir l’aide de leurs armées afin d’étouffer le régime révolutionnaire au plus vite.

La fuite et Varennes

Au soir du 20 juin 1791, Louis XVI, déguisé, s’enfuit vers Metz pour rejoindre l’armée, jugée fidèle, du marquis de Bouille.

Sa tentative échoue : il est reconnu près de Varennes-en-Argonne, dans la Meuse, et reconduit à Paris. Cet évènement sera un tournant dans la révolution française.

LA CHUTE DE LA MONARCHIE

L’Assemblée législative, qui s’est constituée après la tentative de fuite du roi, se voit, en avril 1792, en face d’une situation très grave : que les souverains d’Autriche et de Prusse (François II et Frederic Guillaume II) sont décidés à attaquer la France.

Avant même que les troupes de l’ennemie ne s’ébranle, l’Assemblée déclare la guerre à l’Autriche et à la Prusse.

Mais, en juin 1792, les ennemis entrent victorieux en territoire français, et les plus décidés des révolutionnaires, les Jacobins, accusent le roi de trahison. Ils lui reprochent d’avoir demandé en secret, aux souverains d’Europe, de lancer leurs armées contre la France.

Au mois d’août suivant, ils envahissent le palais des Tuileries, massacre les gardes suisses et déclarent la monarchie déchue.

LA TERREUR, POINT D’ORGUE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Sous la conduite de généraux habiles, l’armée révolutionnaire triomphe cependant de l’ennemi. Le 20 septembre 1792, elle repousse les Prussiens à Valmy, et les force à quitter la France;

Le 6 novembre, elle passe à son tour la frontière et envahit la Belgique. Le jour même ou Paris apprend la nouvelle de cette grande victoire, le gouvernement révolutionnaire proclame la République.

Le mois suivant, Louis XVI est, après un simulacre de procès, condamné à mort comme coupable de conspiration contre la liberté de la nation et d’atteinte contre la sûreté de l’Etat. Le 21 janvier 1793, il est guillotiné à Paris, sur la place de la Révolution, aujourd’hui appelée place de la Concorde.

L’exécution du roi provoque chez les souverains d’Europe une réaction immédiate Espagne, Hollande, Portugal, Russie et d’Angleterre s’allient à l’Autriche et à la Prusse dans la guerre contre la France.

La situation s’aggrave très vite. Tandis que le pays est menacé par l’avance des troupes ennemies, une partie du peuple commence à montrer des signes d’hostilité à l’égard des révolutionnaires, à cause de la famine, des déformations de la religion et de la levée des soldats. A Lyon, à Paris, et surtout en Vendée la population s’insurge, c’est la chouannerie. Ces derniers seront écrasés dans un bain de sang avec les colonnes infernales.

Les Montagnards (révolutionnaires les plus avancés) décident alors d’agir avec la plus grande rigueur: sur les injonctions de Maximilien de Robespierre, ils instituent un « Comité de salut public« , et un tribunal spécial chargé de condamner impitoyablement tous ceux que l’on soupçonne de ne pas souscrire aux principes de la Révolution.

En un an, de juillet 1793 à juillet 1794, Robespierre envoie à la guillotine des milliers de personnes, sans leur faire de procès régulier. Cette période fut appelée la Terreur.


Le bilan de la terreur est de 35 000 à 40 000 morts.

Donald Greer

LA FIN DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Le rétablissement de la situation militaire rend bientôt la Terreur inutile, et le peuple est las du sang versé : le 27 juillet 1794, un complot des députés provoque la chute de Robespierre.

Arrêté, il est envoyé à la guillotine avec ses amis. A sa mort, le pouvoir passe entre les mains d’hommes modérés, décidés à terminer la Révolution.

En 1795, ces hommes donnent à la France une Constitution qui instaure un nouveau régime : le Directoire. C’est la fin de la révolution française.

Si les actes de violence et les massacres restent à déplorer, la Révolution est parvenue cependant à transformer les conditions politiques et sociales de la nation. La monarchie absolue fut abolie définitivement, et le peuple put enfin faire connaitre sa volonté par l’intermédiaire de ses députés; Le clergé et la noblesse perdirent leurs privilèges; L’égalité de tous les citoyens devant la loi fut proclamée.

Sources

La Terreur

La révolution