Dans la bataille de la Somme : témoignage d’un soldat au combat

Dans la bataille de la Somme : témoignage d’un soldat au combat

Ce texte relate les événements d’une attaque pendant la bataille de la Somme, mettant en lumière les stratégies militaires, les émotions des soldats et les conditions de combat. Les descriptions poignantes illustrent à la fois la bravoure et la souffrance des hommes engagés dans ce conflit.

Sommaire

L’attaque à la grenade

À onze heures trente, une attaque à la grenade fut décidée. Le premier barrage était enlevé sans bruit, et les équipes de grenadiers se faufilaient dans l’espace neutre. Deux grenades furent lancées au-dessus des sacs à terre à l’adresse des guetteurs ennemis.

Dans la branche de gauche, l’attaque progressait rapidement de 80 mètres, mais les grenadiers rencontrèrent une résistance insurmontable. À droite, l’avancée était impossible en raison de la présence nombreuse des Allemands.

L’avancée des troupes

Vers quatre heures trente, des signes précurseurs apparurent. Les avions affluaient, et le 75 réglait son barrage offensif. À quatre heures quarante, les corps surgissent en formation, l’arme haute et la baïonnette brillante.

La première vague se détacha sur la crête, mais la fusillade éclata rapidement. La ligne flottait, mais la première vague s’évanouit, les hommes se terrant sous le feu. La deuxième vague gravit la pente, mais disparut également.

Les difficultés rencontrées

Un commandant de compagnie, distrait, réalisa qu’il ne restait plus aucun homme de sa troupe. Le désespoir le submergea, mais bientôt, des têtes s’agitèrent et des corps surgissent. Les hommes avançaient obstinément, malgré les difficultés.

Le bataillon de gauche, quant à lui, se heurta à des réseaux intacts et à des mitrailleuses allemandes. L’artillerie était attendue pour soutenir l’effort.

Les jours de souffrance

Les 2 et 3 octobre furent des jours de souffrances atroces, sans action. La pluie fine et perçante transforma les tranchées en fossés visqueux. Les hommes, blottis dans leurs niches, attendaient, transis et rongés de fièvre.

Les bombardements allemands étaient incessants, et le moral des troupes était affaibli. Les abris, bien que solides, n’étaient pas à l’abri des obus.

La nomination inattendue

Le 3 octobre, alors que j’étais au fond de mon abri, un message annonça ma nomination au grade de sous-lieutenant. La nouvelle me laissa abasourdi, mais je ressentis une grande joie.

Le commandant me félicita, et je me sentis enfin intégré dans la famille des officiers.

L’attaque projetée

Le 4 octobre, une attaque à la grenade fut projetée. Les équipes de grenadiers, composées d’anciens, devaient enfoncer les Allemands. À six heures précises, l’attaque fut lancée.

Les Allemands, surpris, ne purent résister. En quelques minutes, Prilip et Morval furent enlevés.

La capture des prisonniers

Alors que la victoire était célébrée, des soldats remarquèrent un mouchoir blanc agité par un Allemand. Deux sergents, désireux de capturer le soldat, s’approchèrent, mais un groupe de soldats allemands apparut derrière lui.

La confusion régna, et les Allemands, effrayés, se rendirent au 3ème bataillon.

La reconnaissance et la récompense

Le soir, nous fûmes relevés par un bataillon de chasseurs. Quelques semaines plus tard, la fourragère nous fut accordée pour notre bravoure.

Le rapport officiel mentionna notre résistance et nos succès sur le champ de bataille.

Questions-Réponses

Quelle était la stratégie principale de l’attaque à la grenade ?

L’attaque à la grenade visait à surprendre les Allemands en lançant des grenades au-dessus des sacs à terre, tout en s’assurant que les renforts ennemis ne pouvaient pas intervenir.

Comment les soldats ont-ils réagi face aux bombardements allemands ?

Les soldats ont souffert de conditions difficiles, blottis dans leurs niches, attendant que le calme revienne tout en subissant des bombardements incessants.

Quelle a été la réaction des soldats après la victoire à Prilip et Morval ?

Après la victoire, les soldats étaient transformés, illuminés par la joie, et se comportaient avec insouciance, se promenant sur le parapet sans crainte.

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