La Bataille de Na-San, 23/11 au 2/12 1952.

parachutiste à Na-san

La Bataille de Na-San, un avant-poste isolé dans le pays thaï qui doit devenir un roc brisant les armées déterminées du Viet Minh.

Si la défaite de Dien-Bien-Phu, cloturant la guerre d’Indochine reste encore aujourd’hui relativement connue, elle tire étrangement ses origines profonde dans une victoire française: la bataille de Na San qui se déroule du 23 novembre au 2 décembre 1952.

Aussi brève qu’intense elle oppose les forces de l’union française, qui ont su se ressaisir après la terrible année 1950, aux divisions Viet Minh de Giap poursuivant leur expansion inéluctable.

L’Indochine sous la vagues Viet.

Introduction et Contexte

« Une forteresse dans la jungle », ces quelques mots titillant l’imaginaire illustre assez bien le projet français pour cet ilot de civilisation perdu au milieu de la Haute Région. Un avant-poste isolé dans le mythique pays thaï, région de jungle escarpée aujourd’hui à cheval entre Laos et Vietnam, qui doit devenir un roc brisant les armées du Viet Minh qui tente de s’installer solidement dans la région.

En effet, en cette 7e année d’une guerre toujours plus intense, les forces françaises durement éprouvées par les débâcles de 1950 sont parvenus à se ressaisir sous le commandement du Maréchal de Lattre de Tassigny. Pendant l’année 1951, ils ont infligés plusieurs revers au Général Giap, l’empêchant de poursuivre son avancée victorieuse et de s’emparer du très stratégique delta du Tonkin.

Néanmoins la situation reste très critique pour les français, de nombreux soldats expérimentés ont été mis hors de combat dans la désastreuse bataille de la RC4 et le Viet Minh accroit toujours plus son corps de bataille en formant de nouvelles divisions dans des bases arrière en Chine. Ces bases se développe d’autant plus que le Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient (CEFEO) a perdu la zone frontalière et ne « contrôle » plus que le delta du fleuve rouge autour d’Hanoi, déjà pourri par les infiltrations viets, et quelques chapelets de postes dans les villes et le long des axes menant à la Haute Région.

Partout autour, la jungle est le domaine des insurgés communistes qui se dissimulent, observent, harcèlent et se regroupent pour les nouveaux projets de leur général. En effet ce dernier ayant bien appris de ces échecs dans le delta face à la ligne de Lattre décide de repartir à l’offensive mais cette fois vers les montagnes thaïes région relativement calme jusqu’ici puis vers le sud, loin du Delta et des grandes villes ou les français peuvent riposter avec toute la puissance de leur aviation.

Partie 1 : Manœuvres dans l’enfer vert

Un an auparavant, en parallèle des combats du delta, les parachutistes français avaient menés bataille à l’entrée du pays thaï et étaient parvenus au prix de violents combats à repousser les assauts de la division 312 de l’armée vietminh devant Nghia-Lo, principal verrou français pour le contrôle de la Haute Région. En 1952, concentrant son dispositif, Giap lance cette fois 3 de ses divisions les plus aguerries (la 308, la 312 et la 316) sur ce verrou. L’offensive débute le 14 octobre par la prise rapide des avants postes du verrou. Deux jours plus tard, la réaction française arrive et c’est le 6e BPC (Bataillon Parachutiste Coloniaux) de Bigeard qui est largué à Tu-lé 40km au nord du verrou assiégé.

Cette unité déjà réputé s’apprête à écrire un énorme chapitre de son histoire, sa mission est de tenir Tu-lé et éventuellement de préparer une contre-attaque sur les arrières Viet pour renforcer Gia-Hoi si ce dernier se retrouve ciblé. Bigeard installe donc un dispositif défensif improvisé avec l’aide de largages aériens et se prépare à faire face à des Viet que l’on sait assez nombreux. Pendant ce temps, le fameux verrou est assailli en milieu d’après-midi du 17 octobre par les divisions de chocs adverses, si la partie « haute » des points d’appuis tombent avec le coucher du soleil, les compagnies thaï renforcées par des marocains du 5e tabor résistent jusqu’à l’aube dans les positions basses.

Le 18 octobre vers 10h, les paras coloniaux apprennent l’anéantissement après 16h de matraquages de corps à corps sanglants de la garnison de Nghia-Lo, le verrou est tombé écrasé par la masse ennemie. Les événements s’enchainent alors à grande vitesse, à 17h Gia Hoi, petit village entre Tu-lé et le verrou signale que les viets s’installent déjà sur les crêtes surplombant ses défenses. A 21h les 200 partisans de Gia-Hoi évacuent et rejoignent Bigeard et ses hommes, ce dernier refuse de se replier à son tour et décide de rester pour recueillir d’éventuels survivants de Nghia-Lo. Le 19 octobre les avants gardes viets tombent dans une embuscade française qui stoppe leur avance victorieuse dans un bain de sang.

Mais plus les heures passent plus la pression de 10 000 Bo Doi des divisions 308 et 312 s’intensifie sur les 665 parachutistes et leurs alliés. Bigeard réorganise son dispositif en appuyant avec ses mortiers lourds le repli de ses éléments les plus exposés, prudent, il envoie également une compagnie sécuriser la voie de repli vers le Sud.

Le 20 octobre entre 2h du matin et l’aube deux assauts massifs sont stoppés dans les barbelés français. La pression devenant intenables, Bigeard abandonne son matériel lourd et ses blessés intransportables et se replie à marche forcée jusqu’au col de Kao-Pha, facile à défendre il permet aux hommes de se reposer un peu. Talonnés par les infatigables soldats viets, il repart à 3h du matin, le repli se fait à travers une des jungles les plus rudes de la région, la garnison du petit poste de Muong Chen (une cinquantaine de partisans) se sacrifient pour ralentir les viets qui sont devenus experts pour se mouvoir à travers les murs végétaux de la jungle indochinoise. Chaque étape ne peut durer plus de quelques heures tant l’ennemi est proche, certains paras meurent d’épuisements mais finalement, le 24 octobre, après 4 jours de marche rapide dans le pire des terrains, les survivants éreintés sont récupérés au bord de la rivière noire par des légionnaires.

Ils n’auront subis que 91 morts ou disparus, mais les galères ne sont pas finis, repliés sur Na San, ils restent sur la route de la masse de combat Viet qui poursuit son avance vers le même objectif. Toutes les garnisons françaises de la région convergent vers la ville pour éviter l’anéantissement et renforcer le roc qui devra stopper la marée.

Partie 2 : La course contre la montre du retranchement

En effet, devant la menace qui s’apprête à inonder toute la région, le haut commandement français décide de former un camp retranché autour d’une des rares pistes de la région : Na San. Le lieu du combat choisi, c’est une course terrible qui commence pour renforcer les défenses au maximum avant la bataille qui s’annonce massive. Fort heureusement la piste de Na-San est a moins d’une heure d’avion de Hanoi et peut accueillir les lourds avions de transports. De plus une assez bonne route et des sommets permettent de disposer les défenses en terrain favorable. Durant plus d’un mois, pendant que les viets refont leurs stocks logistiques et consolident les postes pris, ce sont près de 1500 avions pour moitié civils qui vont faire la noria et amener le nécessaire à un rythme dantesque, il y a parfois un atterrissage toute les 5 minutes. Ce sont donc 15 000 hommes, 6 batteries d’artilleries, 2500 tonnes de ravitaillement et 125 véhicules qui sont aérotransportés dans l’urgence pour transformer cette cuvette de 6×2 km en un réduit inexpugnable.

En toute logique la stratégie choisie est de tenir les hauteurs avec une série de points d’appuis (ou PA) au sommet des crêtes pour faciliter leur défense et capable de se couvrir mutuellement. Il s’agit de la première application en Indochine de la stratégie défensive du hérisson qui n’avait pu être véritablement employée en 1940 mais que l’armée allemande utilisera avec succès en 1941-42 jusqu’à ce qu’elle en perde la capacité.

On a donc une ceinture de 10 PA protégeant directement la piste, les batteries d’appui d’artillerie, le centre médical et le Poste de Commandement (PC) central, la piste devant servir de voie sacrée pour approvisionner la place entière et la décharger de ses blessés, ainsi qu’une deuxième ligne de 7 PA plus avancés assurant la défense lointaine et surplombant le champ de bataille empêchant l’artillerie Viet d’avoir de bonnes lignes de tirs sur le cœur du dispositif. Le choix de points séparé est voulu pour encourager les viets à attaquer des cibles plus faciles à investir qu’une forteresse monobloc, la limite de ce système étant que les PA ayant de petites garnisons il faut pouvoir compenser et les soutenir par un appui feu massif.

En moins d’un mois, grâce au travail du génie, de la légion étrangère et des PIM (prisonniers internés militaires), le petit poste de supplétif et devenu une forteresse au milieu de la brousse, des collines sont déboisées, abris, tranchées, blockhaus sont creusés, mines et barbelés sont déployés. La base fourmille de soldats d’élites prêt à en découdre, en plus des sections de génies et des batteries d’artilleries canons de 105 et de 120mm), on trouve 3 bataillons d’infanterie dont un de légionnaires (1er RTA, 3e REI, 6e RTM), 5 bataillons vietnamiens et 4 bataillons parachutistes dont celui de Bigeard et deux de légionnaires (1er BEP, 2e BEP, 3e BPC, 6e BPC). En face il y a donc trois divisions vietminh de choc soit entre 30 et 40 000 hommes bien entrainés et équipés par rapport aux troupes irrégulières qui composent l’essentiel des forces adverses.

Toute cette préparation n’est toutefois possible que grâce à l’opération Lorraine qui fait diversion. Cette vaste opération dans le nord du Tonkin dure du 28 octobre au 17 novembre et à pour but de détourner une partie de l’effort vietminh ou au moins de retarder l’attaque en perturbant ses arrières. Pour cela, des unités extrêmement mobiles (Groupe Mobile, Groupe Aéroportés et Division navales d’assauts) foncent le long des routes et cours d’eaux coupant les lignes de communication du vietminh et détruisant plusieurs dépôts de ravitaillement. « La fouille de la région aboutit à la découverte d’un dépôt de matériel d’une importance et d’une conception encore jamais rencontrées en zone Vietminh : des armes, des munitions et pour la première fois quatre camions Molotova2. Ces stocks étaient répartis par petits lots d’environ un mètre cube, correspondant à une unité de feu de compagnie et comportant également l’approvisionnement nécessaire à cette unité.

Les lots s’échelonnaient par centaines le long des pistes de la forêt, soigneusement dispersés et camouflés, de sorte qu’ils étaient pratiquement invulnérables aux bombardements aériens. Une collection de ces matériels d’origines variées – russe, tchèque, chinoise, allemande, japonaise, américaine – fut ramenée à Hanoï pour y être exposée. Le reste fut détruit sur place » écrira le général GRAS. Les français réalisent plus que jamais que leurs adversaires sont maintenant équipés comme une armée professionnelle moderne si l’on exclue les chars et les avions, ce qui mit en perspective avec les difficultés logistiques rencontrées par l’union française dans ce raid, révèle déjà que le corps expéditionnaire commence à être dépassé par un ennemi déterminé et très organisé.

Partie 3 : La vague se brise

Néanmoins il est trop tard pour en tirer d’importants enseignements car à peine l’opération Lorraine s’achève-t-elle que le 23 novembre, les premiers affrontements débutent et viennent tester la solidité des PA de la ceinture intérieure malgré des assauts renouvelés pendant la nuit, l’envoi de quelques compagnies solides de parachutistes gardées en réserve assure la défense. Si ce premier test n’est pas concluant, il préfigure les violents combats de nuits qui seront la spécialité des divisions d’élites de Giap. La Garnison maintenant encerclée est plus que jamais sur ses gardes et les quelques jours de calme relatif qui suivent maintienne un doute, l’aviation sera-t-elle à la hauteur ? En effet, dès le début du projet voulu par l’armée de terre pour battre le corps de bataille viet, les forces aériennes se demandent si leurs capacités n’ont pas été surestimés et regrette d’être mises à disposition des « rampants ».

Comme l’écrit le secrétaire d’état à l’air au ministre de la Défense :« La bataille actuellement engagée autour de Na San a-t-elle été acceptée en tenant compte des possibilités de l’armée de l’air ? […]. Il apparaît que le sort de nos bataillons dépendra essentiellement du ravitaillement par air et de l’appui de feu qui sera fourni par nos unités. Combien de temps et avec quelle efficacité nos chasseurs et nos bombardiers pourront-ils attaquer les troupes du Vietminh ? J’espère que ces questions ont été posées avant que soit prise la décision de tenir ce camp retranché. » Il apparait clair que la réussite ou l’échec de la mission semble incertain tant que le véritable choc n’aura pas lieu et tant que l’aviation n’aura pas écrasée ce dernier. De plus il y a un risque important que la bataille n’aspire toute les forces aériennes de la région au détriment des autres théâtres toujours sous la pression des unités vietminh infiltrées.

Dans la nuit du 30 au 1er décembre, l’enfer se déchaine et sous un ciel zébré par les traçantes, les vagues d’assauts communistes se ruent soutenues par leurs artilleries divisionnaires sur les PA 22bis et 24 situés à l’ouest et à l’est du camp sur la ceinture extérieure. Si le 22 à l’Ouest tombe rapidement sous la masse, celui à l’est appuyé par les collines voisines et illuminé par intermittence par les lucioles (fusées éclairantes parachutées par l’aviation) résistent près de 3h avant que sa garnison thaïe ne succombe. Ne pouvant laisser les viets menacer la piste en tenant ces deux sommets, le général Gilles commandant la place forte envoie ses troupes d’interventions dans d’intenses combats pour empêcher Giap de prendre solidement pieds dans le dispositif. Deux compagnies de légionnaires parachutistes du 2e BEP lancées à l’aube reprennent l’Ouest tandis que l’Est surement mieux conçu résiste pendant 7h aux assauts furieux du 3e BPC (Paras coloniaux) soutenus massivement par l’artillerie et l’aviation libéré par le lever du jour. Ainsi après cette nuit intense, la situation reste bloquée, Giap n’a pas réussi à maintenir une brèche dans la défense française et les pertes commencent à s’accumuler.

Il reprend malgré tout son offensive la nuit suivante en lançant un assaut général sur Na-San, avec une pointe renforcée vers le Sud-Ouest (PA 21bis) et l’est (PA 26) Les légionnaires qui tiennent ses points résistent toute la nuit à des vagues revenant plusieurs fois à la charge. Au PC21bis, 147 hommes du 5e REI (régiment étranger d’infanterie) repoussent malgré la mort de leur lieutenant à 5 tentatives d’un régiment Viet renforcé, tandis qu’a l’est ce sont 560 hommes du 3e REI qui défendent contre 4 assauts. La bataille est furieuse jusqu’au petit matin et l’arrivée à nouveau de l’aviation. Les viets ont perdus de nombreux soldats sans parvenir à menacer durablement la base de Na-San, ainsi le 4 décembre, Giap admets son échec et retire ses divisions des abords immédiats du camp pour méditer les leçons de cette bataille. Côté français, on souffle et on célèbre une grande victoire dans un trop rare affrontement frontal entre les deux armées plus habitués à l’escarmouche et à l’embuscade.

Mais après plusieurs mois de maintien de cette garnison aux portes de la Haute Région, le général Navarre remplace Salan qui avait organisé toute l’opération, et contrairement à son prédécesseur, il souhaite redonner la priorité à la défense du delta en démantelant la citadelle de Na-San qui immobilise trop de soldats et demande un flux logistique permanent et important. Ainsi, en aout 1953, le camp est évacué par les airs sans aucun accrochage, prenant de court les vietminh qui se préparaient toujours dans la région à une nouvelle tentative et qui penseront d’abord à un renforcement aérien de la base. Cette évacuation maitrisée est vue comme une nouvelle victoire tant ce genre d’opérations ont souvent été contrées par Giap ; elle libère les unités parachutistes et l’aviation, ouvrant la porte au désastre de 1954…

Conclusion et enseignements prémonitoires

En conclusion on peut voir que le pari de Salan a fonctionné, il est parvenu à forcer l’affrontement et à mettre en échec Giap et ses divisions. Après trois nuits de combats intenses sans résultats, les communistes ont environ 3000 hommes au tapis alors que les français et leurs alliés n’en perdent que 500. Les vagues d’assauts viets ne sont pas parvenus à prendre les collines fortifiées aux flancs battues par l’artillerie et l’aviation et à s’y maintenir face aux contre-attaques déterminées des unités d’élites françaises. Si cette bataille peut paraître limité par sa taille ou sa durée, Giap jetant en effet l’éponge assez vite, elle est lourde de conséquences qui amèneront moins de deux ans plus tard à la défaite française en Indochine.

Tout d’abord si les français gagnent leur pari c’est en se reposant massivement sur une aviation déjà très sollicités en Indochine, ou elle est dénuée de rivale mais aussi bien souvent en sous-effectif. A Na-San, elle a dû recourir à la flotte de transports civils en compléments de ces propres capacités. Salan lui-même le dit : « sans elle [l’aviation], Na San n’était pas possible et je perdais la bataille du Nord-Ouest », et pourtant l’aviation a bien failli ne pas réussir, les sorties jours et nuits de la chasse et des bombardiers ont permis d’écraser les colonnes d’assauts mais elles ont fatigués équipages et matériels révélant un risque.

De plus les français sont confortés dans l’efficacité de la stratégie en hérisson consistant à établir une défense en pointillés se couvrant mutuellement avec une importante puissance de feu (artillerie, aviation) permettant d’écraser toute tentative d’attaque. Cette doctrine est en effet efficace quand l’appui peut être assuré (cf Demiansk en 1942), mais les français vont développer une confiance aveugle et essayer de reproduire Na-San quitte à prendre plus de risques ce qui mènera à Dien-Bien-Phu : une défense en hérisson autour d’une piste dans une cuvette comme à Na-San, mais aucune maitrise des hauteurs, une distance des bases aériennes et logistiques bien plus grandes et surtout un ennemi qui lui a appris de ses erreurs.

En effet, pour Giap, si la bataille inflige des pertes assez fortes à son armée et a fortement ralenti sa progression, il a réussi à limiter la casse, possède encore une armée solide et a pu étudier les manques de sa stratégie et les combler. A Na-San, il a manqué aux viets de l’appui feu pour contrer celui des français et de la DCA pour à la fois repousser les chasseurs-bombardiers français et impacter le flux des transporteurs logistiques. Ce sont donc ces deux types d’unités qu’il va développer en masse avec l’appui matériel de la Chine maoïste et qui viendront s’ajouter à ses divisions de chocs qui ont fait montre une fois de plus de valeur au feu, même dans une bataille plus conventionnelle.

Lors du deuxième round dans la cuvette de Dien-Bien-Phu, les batteries de canons de 155 écraseront dès les premiers jours l’appui feu français et la piste tandis que les régiments anti-aériens rendront l’aviation bien moins efficace, provoquant de facto la victoire vietnamienne dès le début de la bataille bien que la résistance héroïque des français forcera l’infanterie communiste a mener une lente et couteuse attrition pour aller la décrocher…