Les Mérovingiens 481-751

Dynastie des Mérovingiens

Le légendaire Mérovée, qui participa à la victoire des champs Catalauniques sur les Huns en 451, devait laisser son nom à une dynastie qui ne commença, en fait, qu’avec son petit-fils Clovis. Les Mérovingiens.

Les origines

Lors de son intronisation, Clovis fut sacré roi des Francs mais son royaume, s’il n’est plus la Gaule, est loin d’être la France que nous connaissons aujourd’hui.

L’Armorique est désormais bretonne. Les Wisigoths et les Burgondes se partagent le sud. Ils occupent une région qui, économiquement, n’a pas trop souffert des invasions barbares et ils entendent poursuivre la politique de colonisation des Romains.

Ils se présentent comme chrétiens (ils sont arianistes), mais ils ne sont pas reconnus comme tels ni par l’Eglise, ni par l’aristocratie gallo-romaine adepte du christianisme.

Dans le nord de la Gaule se maintiennent encore quelques géneraux romains. Le dernier d’entre eux, Syagrius, s’établit à Soissons. Le nord est dominé par les Francs Saliens et les Alamans qui, pour leur part, restent indifférents à l’héritage romain. Ils sont païens. Rapidement, les Francs Saliens prennent un net avantage sur les autres peuples et déplacent les centres du pouvoir du sud vers le nord.

La dynastie de Clovis

Leur chef s’appelle Clovis. Dans un premier temps, Clovis se rend maitre du Soissonnais et défait Syagrius; il exige que lui soit livre son plus beau vase. Puis le petit roi franc, par les victoires de Tolbiac sur les Alamans et de Vouille sur les Wisigoths étend son domaine à ce qui va devenir la France.

Cependant, ces succès n’auraient pas été déterminants sans un évênement capital : la conversion de Clovis au christianisme. On situe, sans aucune précision, le baptême de Clovis à Reims dans les années 496, et l’on attribue cet événement à l’influence de la reine Clotilde et de l’évêque de Reims, saint Remi.

Clovis devint ainsi l’allié de l’aristocratie gallo-romaine, ce qui lui permit de maintenir son pouvoir durablement. Clovis meurt en 511 à Paris où il est enterré et où il avait situé le siège de son gouvernement.

Pour établir une dynastie, les rois francs saliens se dotent d’une loi qui stipule que le royaume, à la mort du roi, doit être partage entre tous ses fils.

Paradoxalement, cette règle, qui fait pourtant de la famille de Clovis une dynastie, va entrainer la ruine des Mérovingiens. Car l’histoire des Mérovingiens apparait alors comme une longue suite de luttes fratricides rythmées par des assassinats. Ces rivalités qu’opposaient entre eux les rois n’épargnaient pas les reines et la lutte de Frédégonde contre Brunchaut est restée célèbre.

Dagobert, dernier roi Mérovingien

Les règnes se succèdent dans la plus grande anarchie. L’un marquera une sorte d’apogée dans la force du pouvoir mérovingien : celui de Dagobert.

Ce roi réussit se maintenir seul sur son trône et à rétablir un pouvoir centralisateur digne de celui mis en place par son ancêtre Clovis. Ce pouvoir était réel car il s’étendait aussi bien sur les seigneurs que sur les abbayes et les évêchés. Les confiscations de biens permettent à la cours de vivre dans un luxe relatif.

Le roi est aidé par un passionné d’orfèvreries, Eloi, qui lui resta fidèle tout au long de son règne.

Pourquoi A-t-on appelé les derniers Mérovingiens les rois fainéants ?

Pourtant cette France naissante n’est pas habituée à un roi puissant et les disparités régionales sont un trait essentiel pour la compréhension de la société de cette époque.

Elles entrainent l’inévitable montée des pouvoirs locaux et de ceux que l’on appelait les « Maires du palais« , sortes d’intendants au pouvoir de plus en plus considérable.

Après Dagobert, la dynastie mérovingienne n’aura plus d’existence réelle.

Cette période est appelée celle des « rois fainéants« . Ce n’est pas par « fainéantise » que les rois ne règnent pas, mais parce qu’ils sont dans l’impossibilité de régner. Ils n’ont de roi que le titre car le pouvoir se trouve bel et bien entre les mains des Maires du palais.

Cette période floue est marquée par la victoire de Pépin de Herstal, Maire du palais, victoire qui donne définitivement plus d’importance à l’Austrasie qu’à la Neustrie et sacre en quelque sorte l’aristocratie d’Austrasie aux dépens de la dynastie mérovingienne.

La victoire de Charles Martel, fils de Pépin de Herstal, sur les Arabes à Poitiers sonne le glas de la dynastie mérovingienne.

Source

Bataille du Lac Peïpous

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