Les Carolingiens 751-987

Le comte Eudes défend Paris face aux invasions Normandes

L’histoire des Carolingiens commence au début du VIIIe siècle, la région la plus dynamique du royaume franc est l’Austrasie. Ce dynamisme a permis le développement d’activités économiques importantes.

Comment les Carolingiens ont pris le pouvoir ?

C’est d’Austrasie qu’est issue la famille de Pépin de Herstal, les Pippinides. Pépin meurt en 714. Il laisse l’Austrasie à son fils Charles Martel, l’heureux vainqueur de Poitiers. Par ce succès, Charles apparait comme le sauveur de la chrétienté.

Son fils, Pépin le Bref, lui succède et réussit à faire abdiquer en sa faveur le dernier Mérovingien, Chilperic III, en 751. Il fonde ainsi la dynastie carolingienne.

Avec Pépin le Bref, un véritable pouvoir royal centralise se met en place. Mais, à la différence des rois dits fainéants, Pépin se donne les moyens de conserver réellement ce pouvoir en étendant les relations vassaliques, ce qui lui assure la fidélité des grands. Ainsi l’ensemble de la Gaule, la Provence et, de la Germanie basculent de dans le Moyen Age.

La Gaule est désormais placée sous la domination de Rome par la relation privilégiée qui s’établit entre le souverain et le pape. La France est alors la première puissance chrétienne.

Comment s’organise l’empire de Charlemagne ?

Charlemagne, le fils de Pépin, lui succède en 768. Il a déjà été sacré à Reims du vivant de son père. Avec ce nouveau souverain les conquêtes se succèdent. Elles s’étendent dans toutes les directions Charlemagne se rend vainqueur de la Lombardie. En Espagne, Si Roland est défait par les Basques à Roncevaux, Charlemagne, en revanche, réussit à gagner la Catalogne sur les musulmans.

En Germanie, Charlemagne réussit à atteindre les rives de l’Elbe. Le Carolingien règne sur un territoire de plus d’un million de kilomètres carrés.

Plus qu’un royaume, c’est bien d’un empire qu’il s’agit et Charlemagne, a la célèbre barbe fleurie, se fait effectivement sacrer empereur à Rome dans la nuit de Noel de l’an 800.

Cet empire est avant tout chrétien. Apres le sacre, Charlemagne se retire dans sa capitale d’Aix-la-Chapelle et laisse les rênes de son immense pouvoir à son fils Louis le Pieux qui régnera de 814 à 840.

Comment l’Empire carolingien a disparu ?

Mais l’Empire était grand. Trop grand peut-être.

Les régions qu’il englobait étaient très disparates et les facteurs de division ne manquaient pas. Le pouvoir impérial lui-même n’était pas assuré de manière héréditaire car les souverains eurent tous de nombreux fils.

Louis le Pieux en eut trois qui s’opposèrent du vivant de leur père. Lothaire, l’aîné, avait le titre impérial, Charles, dit le Chauve, la Neustrie et l’Aquitaine, Louis, la Germanie.

Alliés contre Lothaire, Louis et Charles réussirent à s’emparer d’Aix-la Chapelle et à imposer à leur frère le traite de Verdun en 843. Ce traité est l’acte de naissance de la France. La Francie occidentale, délimitée par les quatre fleuves l’Escaut, la Meuse, la Saône et le Rhône revient à Charles le Chauve.

Les deux autres se partagèrent le reste de l’Empire. Désormais la France a sa propre histoire. Charles le Chauve réussit à garder son royaume relativement unifié et put résister aux invasions des Vikings.

Des Carolingiens face aux invasions normandes

Son fils Louis II le Bègue ne régna que deux ans. Puis vint le double règne de ses deux fils, Carloman et Louis III, qui chose unique dans notre histoire, réussirent à gouverner en bonne intelligence et même à repousser les attaques normandes.

Louis le Bègue eut un fils posthume, Charles III le Simple. Mais il était trop jeune pour régner et le royaume fut confié à l’empereur son oncle, Charles le Gros.

Paris fut lors menacé par les Normands et défendu par Eudes qui succéda à Charles le Gros, peu de temps car les Normands se faisaient insistants. C’est Charles II le Simple qui succéda alors à Eudes. II réussit à mettre un terme aux invasions normandes mais en leur cédant l’actuelle Normandie. Les grands du royaume, hostiles à cette démission, le détrônèrent au profit de Robert Ier.

La valse des rois

Celui-ci périt un an après et les grands élirent alors son gendre, Raoul de Bourgogne. Vint ensuite le fils de Charles III le Simple, Louis IV d’Outremer.

On voit dans ces successions la prépondérance des seigneurs, dont le comte de Paris, Hugues le Grand, lui-même fils du roi Robert Ier, qui fut surnommé le faiseur de rois.

La fin de l’empire Carolingien

Enfin, Lothaire, fils de Louis IV réussit à régner trente-deux ans, mais son domaine était cerné par le puissant duc de Paris, fils d’Hugues le Grand, Hugues Capet.

Lorsque le fils Lothaire, Louis V mourut accidentellement d’une chute de cheval après une année de règne, la France se retrouvait sans roi.

Cette chute de cheval fut aussi la chute de la dynastie carolingienne.

A la mort de Louis V, l’ensemble des seigneurs francs réunis en assemblée élirent le plus apte d’entre eux à prendre la succession. II s’agissait de Hugues Capet, comte de Paris. Cette élection devait marquer l’avénement de la dynastie capétienne.

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