Les Peaux-rouges

Peaux-rouges

Les Peaux-rouges sont les tribus indiennes vivant sur le continent américain. Plus guerrier qu’agriculteur, leur mode de vie est dépendant des troupeaux qu’ils chassent pour se nourrir et développer un artisanat.

Sommaire

D’innombrables livres, films et illustrés nous ont décrit les Peaux-Rouges comme un peuple sanguinaire, absorbé par la guerre et les rites cruels. Mais une étude approfondie de la civilisation des Indiens d’Amérique a permis de trouver de très nombreux documents qui témoignent des qualités et des sentiments souvent méconnus de ce peuple.

Le grand esprit créateur

« Mon père, qui es partout et m’as donné la vie, c’est peut- être Toi qui, par l’entremise d’hommes, m’as mis en cet état, parce que c’est Toi qui disposes de toutes choses. Et maintenant je vous offre mon cheval, à vous tous, poissons des rivières, et vous oiseaux du ciel, et bêtes qui courez sur la terre, et Toi, ô Soleil.

Ô vous, oiseaux de l’air, et vous, hôtes des prairies, vous êtes mes frères, car un seul Père nous a créés; voyez comme je suis malheureux : si donc vous avez quelque pouvoir auprès du Père, intercédez pour moi! »

Cette magnifique prière fut prononcée par un Indien de la tribu des Pawnee, alors qu’il se trouvait dans une situation désespérée. Nous y trouvons l’expression de la foi en un dieu, père juste et aimant de toutes les créatures, mais aussi le sens d’une profonde résignation.

Le grand esprit créateur avait un nom différent suivant les tribus peaux-rouges : chez les Algonquins, c’était Manitu; chez les Sioux, Walcandah; chez les Apaches, Yastasinane, ce
qui veut dire « Capitaine du Ciel ».

Et, de plus, ces peuplades vénéraient toutes les manifestations de la nature : le Soleil, la Lune, l’Air, l’Eau, le Feu; à ces forces mystérieuses, étaient dédiées de longues prières silencieuses ou des cérémonies compliquées qui pouvaient se dérouler pendant plusieurs jours, selon les conseils des grands sorciers.

L’administration de la tribu

Les Peaux-Rouges étaient divisés en de nombreuses tribus; chacune d’elles avait ses traditions, ses lois propres, et parlait un dialecte que les autres, souvent, ne comprenaient pas. En certains cas graves, il arrivait que plusieurs tribus se réunissent en « confédérations ».

La tribu était gouvernée par un chef qui n’avait pourtant pas une autorité absolue, étant avant tout l’exécuteur des volontés de son peuple. Les hommes, réunis autour du feu du Conseil, exprimaient leurs désirs. Parfois dans des cas très particuliers, les femmes et les jeunes participaient aussi à ces séances.

Mais c’était toujours le « Conseil des Vieillards », plus riches d’expérience et de sagesse, qui prévalait. Une fois la décision prise, tous suivaient les ordres du chef avec une rigoureuse discipline.

Le chef de tribu conservait sa charge tant que l’âge le lui permettait, puis il désignait lui-même son successeur qui pouvait être son fils ou sa fille. Mais cette nomination devait être approuvée par tous les notables de la tribu, c’est-à-dire les guerriers qui avaient accompli le plus grand nombre d’entreprises glorieuses. Si ces derniers choisissaient un autre homme, qui avait montré plus de courage que l’héritier légitime, celui-ci devait lui céder le titre sans discussion.

Les chefs Peaux-Rouges portaient des noms singuliers qui évoquaient leurs traits de caractère, leurs exploits, etc. Par exemple, le grand chef Sioux Sitting Bull (Taureau assis) s’appelait en réalité Tatanka Yotanka.

La guerre selon les Peaux-rouges

« Malgré toutes ces luttes, j’ai eu la chance de ne jamais verser le sang d’une femme ou d’un enfant, pas même involontairement. » Ainsi s’exprimait Géronimo, le grand chef Apache,
en conclusion du récit de ses faits de guerre. Les tribus peaux-rouges étaient souvent en lutte entre elles pour les motifs les plus futiles : il suffisait que deux tribus se trouvent en même temps sur le même terrain de chasse pour que le conflit soit inévitable.

Mais ces guerriers étaient des combattants loyaux; ils ne tuaient ni les femmes, ni les enfants des vaincus; ils respectaient les prisonniers, et observaient scrupuleusement les traités, toujours verbaux. Pour certaines tribus, comme les Apaches, les Sioux, les Comanches, la guerre n’était qu’une espèce de chasse qui se terminait par la capture des chevaux du village assailli. Pour attaquer les villages par surprise, les cavaliers comanches étaient agrippés au flanc de leur cheval, de façon à rester cachés; les chevaux s’approchaient du village, avec l’apparence d’un troupeau au pâturage puis, tout à coup, les hommes surgissaient et donnaient l’assaut.

Une vie dépendante des troupeaux

L’automne était la saison des grandes chasses : les tribus se déplaçaient alors continuellement à la recherche des troupeaux de bisons qui galopaient vers le Sud. Ceux-ci étaient interminables; ils s’étalaient parfois sur 70 kilomètres et défilaient pendant 5 jours. Les cavaliers voltigeaient le long du troupeau et, de leurs flèches quasi infaillibles, ils visaient les bêtes à l’attache des palerons.

Une méthode plus audacieuse pour abattre la proie consistait à sauter de la croupe de son cheval sur celle du bison, pour lui planter un couteau dans la gorge.

Les Peaux-Rouges savaient utiliser toutes les parties de ce gibier. Avec la peau encore couverte de son pelage, ils faisaient des lits, des couvertures, des manteaux; s’ils la tondaient, c’était pour en faire des tentes, des pirogues, des boucliers, des habits, des chaussures. Les os servaient à faire des outils : pelles, harpons, pointes de flèches, aiguilles, ornements.

Tendons et boyaux devenaient des cordes pour les arcs, les lassos, et toutes sortes de liens. Les cornes servaient de récipients; avec les sabots on faisait de la colle de gélatine; quant à la cervelle, elle servait au tannage des peaux. La chair, taillée en petits morceaux, fumée et conservée dans des récipients de peau, composait en toute saison la nourriture principale.

Les danses

Les Peaux-Rouges se rendirent encore célèbres par les danses fantastiques qu’ils avaient l’habitude d’exécuter en de nombreuses occasions.

Certaines étaient de caractère religieux, destinées à invoquer le Grand Esprit pour qu’il accordât la pluie, une chasse fructueuse, ou la victoire au combat. D’autres, exécutées immédiatement avant la bataille, avaient pour objet d’exciter les combattants à la lutte. Elles consistaient en assauts fictifs, et souvent en excitations telles que les guerriers se fatiguaient à l’extrême; ils obtenaient alors un résultat opposé à celui qu’ils visaient et allaient au combat dans un état physique déjà amoindri.

Il y avait un autre type de danse, un spectacle, celui-là : le récit mimé d’un fait de guerre.
Le Peau-Rouge est généralement un guerrier ou un chasseur, plus rarement un agriculteur. Mais l’amour de la lutte n’en a pas fait forcément une brute : c’est un chef de famille plein de tendresse.

Le rôle de la squawn dans la tribu des Peaux-Rouges

Les patientes Indiennes, les « squaws », excellent en une infinité de travaux; le père ne s’occupant que de procurer la nourriture, elles doivent veiller à toutes les autres besognes nécessaires à la vie de la famille. Chez les peuples de la prairie, à la saison des chasses, il faut au plus vite traiter les bêtes tuées, car la tribu se déplace sans trêve à la poursuite de troupeaux. Ce sont les femmes qui s’occupent de dépecer l’animal, d’en fumer la chair et d’en tanner la peau.

Pendant la saison d’hiver, quand le bivouac demeure fixe, la squaw ramasse le bois dans les forêts, tresse des paniers, travaille les peaux et confectionne toutes sortes de vêtements, depuis la casaque jusqu’aux chaussures. Elle sait traiter les peaux de façon à les rendre souples et douces comme du tissu.

Elle veille aussi à la cuisson des aliments; c’est un travail très laborieux, car le manque de récipient capable de résister au feu ne permet de faire chauffer l’eau qu’au moyen de pierres brûlantes.

Passage à l’âge adulte

Le petit enfant indien, aimé et protégé par tous les membres de la tribu, jouit d’une existence heureuse. Mais quand viendra le moment d’entrer dans le groupe des adultes, il devra montrer qu’il est mur, habile et courageux : aussi s’y entraînera-t-il par des jeûnes, des prières et des méditations.

Chez certaines tribus, on fait passer le jeune guerrier par des épreuves extrêmement pénibles, pour voir s’il sait supporter la douleur.

FAQ

Quel était le mode de vie des Peaux-Rouges ?

Le mode de vie des peaux-rouges est le nomadisme. Ils suivent les troupeaux pour se nourrir et développer un artisanat

Quels sont les chefs Peaux-Rouges les plus célèbres ?

Sitting Bull et Géronimo

Quelles sont les tribus qui composent les Peaux-Rouges ?

Les Apaches, les Sioux, les Comanches, les Algonquins, les Pawnees…

Dossier indiens d’Amérique

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