Quand une vendetta ne nous a pas faits d’avance irréconciliables ennemis, le titre de compatriote veut dire ami dévoué jusqu’à la mort. Ce texte retrace les débuts de Napoléon Bonaparte, son ascension dans l’armée, et les relations qui ont façonné son caractère et son destin. À travers ses interactions et ses expériences, nous découvrons un homme déterminé, brillant et parfois en proie aux jalousies de ses pairs.
Sommaire
- Introduction
- Les débuts de Napoléon
- Les relations influentes
- Les premières campagnes militaires
- La prise de Toulon
- Conclusion
Introduction
Quand une vendetta ne nous a pas faits d’avance irréconciliables ennemis, le titre de compatriote veut dire ami dévoué jusqu’à la mort. (Chap. 111.)
Les débuts de Napoléon
Ces deux officiers voiturait volontiers ses camarades et partageait avec eux sa petite fortune. Napoléon avait été admis chez madame du Colombier; c’était une femme de cinquante ans, du plus rare mérite. Elle gouvernait la ville, pour ainsi dire, et se prit de grande estime pour le jeune officier d’artillerie dont elle avait deviné le talent.
Elle le poussa dans l’intimité du célèbre abbé de Saint-Ruff, qui, bien que fort âgé déjà, réunissait chez lui, chaque semaine, tout ce que la ville et les environs comptaient de gens distingués. La Révolution avait commencé son cours lorsque madame du Colombier mourut. On l’entendit dire à ses derniers moments que, s’il n’arrivait pas malheur au jeune Bonaparte, il y jouerait un grand rôle.
Dans la suite, Napoléon ne parla jamais de madame du Colombier qu’avec la plus vive reconnaissance, et il avoua que les relations distinguées qu’il avait eues dans la société de cette femme excellente par ses qualités avaient beaucoup influé sur sa destinée.
Cependant, cette existence en quelque sorte privilégiée de Napoléon lui attira de la part de quelques-uns de ses camarades une extrême jalousie. Le commandant, M. d’Urtubie, l’avait parfaitement jugé: aussi ne cessa-t-il de lui être favorable et de lui faciliter les moyens d’allier les devoirs du service avec les agréments de la société.
À vingt ans, il était déjà l’un des officiers d’artillerie les plus instruits. Pensant fortement et possédant une logique claire et serrée, il avait beaucoup lu et médité. Son esprit était prompt, sa parole énergique: partout où il se trouvait, il était bientôt remarqué. Beaucoup de ceux qui le connurent à cet âge lui prédirent une carrière extraordinaire; aucun d’eux ne fut surpris de celle qu’il parcourut.
On croit généralement que, dans sa jeunesse, Napoléon était taciturne et morose; c’est une erreur: il était, au contraire, fort gai.
Les relations influentes
À Sainte-Hélène, il n’avait pas de plus grand plaisir que de raconter à ses fidèles compagnons d’exil les espiègleries qu’il avait faites à son école d’artillerie; il semblait oublier tout à fait les malheurs qui l’enchaînaient sur ce rocher, quand il s’abandonnait au souvenir de ses premières années.
Une autre fois, c’était un camarade qui logeait au-dessus de lui, et qui avait pris le goût déplorable de jouer du cor, de manière à distraire de toute espèce de travail.
Les premières campagnes militaires
Le second bataillon du régiment de La Fère, dont faisait partie Napoléon, quitta Valence le 12 août 1796, pour aller réprimer à Lyon la révolte dite des Deux-Sous. De là, et après un court séjour, tout le régiment se rendit à Douai. En 1789, au moment de la réunion des États-Généraux, il tenait garnison à Auxonne.
Un détachement de cent hommes, commandé par M. du Manoir, lieutenant en premier, et par Napoléon, lieutenant en second, fut envoyé à Seurre, petite ville de Bourgogne, pour réprimer une manifestation populaire occasionnée par des achats de grains. Dans cette affaire, qui fut sérieuse, puisque deux négociants de Lyon, MM. Gavet et Morlay, désignés comme accapareurs, y perdirent la vie. Napoléon se conduisit avec autant de prudence que de fermeté.
La prise de Toulon
C’est peut-être ici l’époque la moins heureuse de la vie de Napoléon, qui se trouvait souvent dénué de toutes ressources. Il rencontra, dans une de ses promenades aux environs de Paris, un de ses plus anciens camarades de l’École Militaire, Bourrienne, qui n’était guère plus riche que lui. Leur amitié d’enfance se renouvela tout entière; ils ne se quittèrent plus.
Chaque jour, ils concevaient de nouveaux projets, et cherchaient à faire quelques spéculations utiles. Napoléon voulut une fois louer, de moitié avec son ami, plusieurs maisons en construction dans la rue Montholon, qu’on venait de percer; mais les demandes des propriétaires s’étant trouvées trop élevées, la spéculation manqua.
Conclusion
Napoléon, simple officier d’artillerie, consacra dès ce moment à aider sa famille la plus forte part de sa faible solde. Joseph, qui vint les rejoindre bientôt après, eut le bonheur d’être nommé commissaire des fêtes pour lui; il voulut l’attirer en France, lui donner une part au pouvoir; mais le temps lui manqua, et Paoli mourut.
Questions-Réponses
Elle a été une mentor pour lui, l’a introduit dans des cercles influents et a prédit son grand avenir.
Il était souvent jalousé pour ses talents et son succès, mais beaucoup de ses camarades lui prédisaient une carrière extraordinaire.
La prise de Toulon a renforcé sa réputation et a conduit à sa promotion rapide dans l’armée, lui permettant de devenir un leader reconnu.