Ce texte retrace les débuts de Napoléon Bonaparte, son admission à l’École Militaire de Paris et ses premières expériences en tant qu’officier. À travers des anecdotes et des réflexions sur son éducation, on découvre les traits de caractère qui le définiront plus tard en tant que leader. La narration met en lumière les relations qu’il a établies avec ses camarades et ses professeurs, ainsi que ses premières idées sur la discipline militaire.
1. Refus d’entrée et caractère de Napoléon 2. Admission à l’École Militaire de Paris 3. Les camarades de Napoléon 4. Les professeurs et l’impact sur Napoléon 5. La vie de lieutenant à Lyon 6. Arrivée à Valence et premières impressions
Sommaire
- Refus d’entrée et caractère de Napoléon
- Admission à l’École Militaire de Paris
- Les camarades de Napoléon
- Les professeurs et l’impact sur Napoléon
- La vie de lieutenant à Lyon
- Arrivée à Valence et premières impressions
Refus d’entrée et caractère de Napoléon
Napoléon ne doit jamais enfreindre une consigne, fait refuser l’entrée à cette femme. Ce refus irrite violemment cette dernière, qui s’emporte en injures. La foule veut prendre fait et cause pour elle. Le sergent de garde se hâte de prévenir son chef; Napoléon se montre sur le seuil de la porte, et, promenant un regard assuré sur cette multitude ameutée :
– Qu’on fasse éloigner cette femme, qui apporte ici la licence des camps! s’écrie-t-il d’une voix éclatante.
Son geste, autant que ses paroles, impose à cette foule mutinée, qui se retire aussitôt sans proférer le moindre murmure.
Admission à l’École Militaire de Paris
Napoléon resta à Brienne jusqu’à l’âge de quatorze ans. En 1783, le chevalier de Kéralio, inspecteur des écoles militaires de France, lui accorda une dispense d’âge et même une faveur d’examen pour être admis à l’École Militaire de Paris. Napoléon n’avait fait de progrès que dans l’étude de l’histoire, de la géographie et des mathématiques, et les moines de Brienne désiraient le garder encore une année pour le perfectionner dans la langue latine.
– Non, avait répondu M. de Kéralio : j’aperçois dans ce jeune homme une faculté qu’on ne saurait trop cultiver.
Un recueil manuscrit, qui a appartenu au maréchal de Ségur, alors ministre de la guerre, renferme la note suivante :
École Royale Militaire de Brienne.
État des élèves du roi, susceptibles, par leur âge, d’entrer au service, ou de passer à l’École Royale Militaire de Paris, savoir :
- M. de Bonaparte (Napoléon), né à Ajaccio (île de Corse) le 15 août 1769. Taille de quatre pieds, dix pouces, onze lignes ; bonne constitution ; santé excellente ; caractère soumis, honnête et reconnaissant envers ses supérieurs ; conduite très régulière. Il s’est toujours distingué par son application aux mathématiques ; il sait très passablement son histoire et sa géographie ; il est assez faible dans les exercices d’agrément et dans le latin, où il n’a fait que sa quatrième. Ce sera un excellent marin.
Les camarades de Napoléon
Cette note de M. de Kéralio fut prise en considération par M. Regnault, son successeur, et décida l’admission de Napoléon à l’École Militaire de Paris. Ce fut le 17 octobre 1784 que Napoléon y entra. Il obtint bientôt la même supériorité qu’à Brienne, surtout pour ce qui tenait aux mathématiques. L’abbé Raynal, frappé de l’étendue de ses connaissances, l’apprécia assez pour l’inviter à ses déjeuners scientifiques du dimanche.
Napoléon eut pour camarades Lariboissière, Sorbier, d’Hédouville cadet, Mallet, Rolland de Villarceaux, Mabille, Marescot, de Bussy, et Desmazis cadet, le compagnon de ses premières années à Brienne.
Les professeurs et l’impact sur Napoléon
M. de l’Éguille, le professeur d’histoire de Napoléon, prétendait qu’en feuilletant dans les archives de l’École Militaire, on y trouverait les preuves qu’il lui avait prédit une belle carrière. De toutes les amplifications que le savant historien avait données à Napoléon, celle qui avait laissé le plus d’impression dans l’esprit de ce dernier était le sujet de la révolte du connétable de Bourbon.
Domairon, professeur de Lettres, avait toujours été frappé de la bizarrerie des amplifications de Napoléon. Un seul de ses professeurs se trompa : ce fut un nommé Bauer, son maître d’allemand. Napoléon ne faisait aucun progrès dans cette langue, ce qui avait inspiré au professeur le plus profond mépris pour cet élève.
La vie de lieutenant à Lyon
Le 2 septembre 1785, une grande nouvelle vint faire écho à l’École Militaire de Paris. Louis XVI avait signé la veille le brevet de cinquante-huit lieutenants pour les divers régiments d’artillerie de l’armée. Napoléon était du nombre, car il avait passé un brillant examen, dans lequel il avait éclipsé tous ses camarades.
Les deux jeunes gens se logèrent dans un modeste hôtel à Lyon. Napoléon n’était pas riche, son camarade non plus. Ils rencontrèrent un M. Barlet, qui leur fournit de quoi se rendre à Valence.
Arrivée à Valence et premières impressions
Les deux amis arrivèrent à Valence, où ils se présentèrent à l’Hôtel-de-Ville pour leur logement. Napoléon, pressé, réussit à obtenir les billets de logement nécessaires grâce à sa politesse.
Questions-Réponses
Il a accordé à Napoléon une dispense d’âge et une faveur d’examen pour son admission à l’École Militaire de Paris.
Il a obtenu la même supériorité qu’à Brienne, surtout en mathématiques, et a été reconnu par l’abbé Raynal pour l’étendue de ses connaissances.
Ses professeurs, notamment M. de l’Éguille et Domairon, ont été frappés par son intelligence et sa capacité d’analyse, bien que certains aient eu des doutes sur ses compétences en langues.
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