Ce texte aborde la rapidité de rédaction des documents diplomatiques pendant la Première Guerre mondiale, en particulier ceux émis par le gouvernement austro-hongrois et allemand. Il souligne les difficultés rencontrées par l’Allemagne dans le choix des documents à publier, ainsi que les accusations de falsification portées contre les livres diplomatiques étrangers.
Sommaire
La rapidité de rédaction des documents
C’est un record de rapidité de rédaction qui n’a d’égal que le tour de force accompli par le gouvernement austro-hongrois qui avait déjà, le 29 juin 1914, réuni les éléments de l’ultimatum qu’il ne devait présenter que le 23 juillet à la Serbie. Dans les empires centraux, on sait travailler vite.
Le Livre blanc allemand a été remis au Reichstag le 4 août. Il a donc été rédigé, composé, tiré et broché en quatre jours. La main-d’œuvre est-elle donc si rare en Allemagne aujourd’hui qu’il faille tant de temps pour une nouvelle édition ?
Les difficultés de l’Allemagne
Si la conscience du gouvernement allemand est pure, le choix des documents ne doit pas être difficile. Mais c’est précisément parce que la conscience de l’Allemagne n’est pas pure que le choix des dépêches est si pénible et si lent.
Il faut les examiner une à une, craindre les aveux qu’elles contiennent et qui n’apparaissent peut-être pas tout de suite, se torturer la mémoire pour se souvenir de toutes les déclarations faites depuis et qu’elles risquent de contredire. Le travail d’examen doit aboutir à écarter les documents les uns après les autres comme dangereux.
Parions que le nouveau Livre blanc ne contiendra aucun des documents que nous avons réclamés plus haut, mais seulement les pièces éparses déjà connues. Le vrai Livre blanc allemand, ce ne sera pas la Wilhelmstrasse qui le publiera.
Accusations de falsification
M. von Stumm accuse les livres diplomatiques étrangers de falsification. Nous connaissons déjà cette thèse. Elle a été lancée par M. Helfferich sur la base que, dans le Livre jaune français, un rapport daté de 1913 parle de M. de Kinderlen-Waechter, qui était mort.
Cette accusation fut reproduite par l’agence Wolff le 4 janvier 1915. Il s’agit de la pièce n° 5 du Livre jaune français qui porte le titre suivant : Note à M. Sicphen Pichon, ministre des…
Questions-Réponses
Le texte traite de la rapidité de rédaction des documents diplomatiques pendant la Première Guerre mondiale et des difficultés rencontrées par l’Allemagne dans le choix des documents à publier.
M. von Stumm accuse ces livres de falsification, en se basant sur des éléments du Livre jaune français.
L’auteur prédit que le nouveau Livre blanc ne contiendra aucun des documents réclamés, mais seulement des pièces déjà connues.
Signification du 11 novembre 1918