Les Gaulois

Gaulois et Germains

Les Gaulois et les Germains ont été dépeint par les romains comme étant des barbares. Jules César en a fait un outil de propagande après sa victoire en Gaule. Pourtant, ces peuples avaient leurs coutumes propres et leur propre civilisation.

Sommaire

Il semble que ce soit un usage très ancien de dire le plus de mal possible de ses ennemis, de les décrire comme des bêtes féroces afin de susciter la crainte ou l’horreur et d’inciter à les combattre. Plus terrible est l’ennemi, plus grande est la gloire pour le vainqueur !

Les auteurs latins ont laissé des descriptions les plus terrifiantes des peuples soumis par les Romains et installés au-delà des Alpes. Bien qu’un peu «chargées », ces relations sont les seules qui nous permettent de connaître les coutumes de ceux qu’ils appelaient les « Barbares ». Les plus célèbres sont celles de Jules César (qui combattit ces peuples et eut la possibilité de les bien connaître), et celles de Cornelius Tacite.

Les sculptures dont les Romains ornaient arcs et colonnes pour célébrer leurs victoires révèlent aussi des traits de la vie des Barbares. En effet, le sculpteur qui retraçait des épisodes de batailles représentait les habitations, les vêtements ou les coutumes des vaincus.

Comme les Grecs et les Romains, les Gaulois et les Germains descendaient des tribus indo-européennes venues d’Asie des milliers d’années auparavant.

À côté des groupes de huttes se dressait une construction originale en lattes de bois, surélevée sur quatre pieux solides, sans doute un observatoire pour repérer l’approche des étrangers.

Les Gaulois et les Germains

Gaulois et Germains étaient d’une race très robuste; dès leur première rencontre avec eux, les Romains en gardèrent une impression terrifiante : c’étaient des hommes grands, blonds, aux yeux très clairs.

Les chefs gaulois se laissaient d’ordinaire pousser d’énormes moustaches, et portaient les cheveux longs, souvent éclaircis par des décolorants. Le casque orné d’ailes était leur signe distinctif.

Les Gaulois en résumé

Un groupe indo-européen, celui des Celtes, s’installa dans la région du Rhin. Puis, des peuples quittèrent en grand nombre ce « berceau », s’éparpillant dans les régions occidentales de l’Europe. C’est ainsi que les Gaulois s’établirent, entre 700 et 400 av. J.-C., sur le territoire appelé la Gaule.

Cet immense pays était alors couvert de forêts, sur la moitié de son étendue; ailleurs ce n’étaient que marécages. Cependant, les Gaulois y trouvaient de quoi vivre : ici, ils chassaient, là ils pêchaient. Mais peu à peu ils abandonnèrent le nomadisme et devinrent agriculteurs, cultivant surtout la vigne et le blé.

Ils aimaient aussi la vie tranquille des commerçants et des artisans. Il nous reste de nombreux et gracieux témoignages de leur habileté: vases d’argent (grande spécialité d’Alésia), colliers d’or, d’argent, de
cuivre, objets de bronze et de fer. D’autre part, pour creuser les mines, ils possédaient une technique évoluée.

Ils ne construisaient jamais de grandes villes, mais parsemaient leur pays de hameaux et de villages dont les plus grands étaient palissadés et entourés de murailles de pierres sèches à des fins défensives. Ils ne purent jamais constituer un grand État, mais se divisèrent en une soixantaine de peuples, dont la principale occupation était de se faire la guerre.

Parmi eux, Belges, Eduens et Aquitains étaient les plus forts et les plus nombreux. Leurs guerres intestines facilitèrent la conquête romaine. S’alliant tantôt à l’un, tantôt à l’autre des peuples gaulois,

César, qui disposait déjà d’un armement supérieur et appliquait des techniques de siège très poussées, put soumettre la Gaule tout entière.

Si vous habitez Amiens, Reims, Soissons, Bourges, Chartres ou même Paris, vous vous êtes peut-être déjà demandé d’où vient le nom de votre ville. Il vient des Ambiens, des Rèmes, des Suessions, des Bruriges, des Carnutes, des Parisii — les noms des anciennes « nations » gauloises qui les ont fondées.

La Gaule, en effet, n’était pas un pays de type moderne, avec un gouvernement central et une capitale : elle était divisée en « nations » ou « cités », indépendantes les unes des autres, mais unies entre elles par des identités de langue, de race, de mœurs, de croyances.

Le territoire de chaque « nation » était généralement délimité par des frontières naturelles : fleuves, chaînes de montagnes, forêts ou marécages.

Les plus grandes s’étendaient sur trois ou quatre de nos départements; les plus petites en représenteraient aujourd’hui le quart.

On a évalué à 10 ou 15 millions d’habitants la population totale de la Gaule à l’époque de l’invasion romaine. Quoique chaque région ait eu Son caractère propre, nous pouvons cependant décrire la vie
des Gaulois dans ses traits communs à toutes les « nations ».

La famille gauloise

Chaque nation se compose de plusieurs tribus; la tribu est un groupement d’un certain nombre de familles. La famille est donc la cellule de base de la société gauloise.

Le père exerce une autorité absolue sur sa femme et sur ses enfants; il a le droit de vie et de mort. Mais il les aime avec un grand attachement, comme le prouve le serment que font les cavaliers avant d’aller au combat; en effet, si ceux-ci n’arrivent pas à traverser deux fois les rangs ennemis, ils renoncent à « ce qu’ils ont de plus cher au monde » : leur famille.

Le mariage est une institution rituelle, dont on ignore malheureusement les cérémonies et les formules. Le Gaulois est monogame, c’est-à-dire qu’il n’a qu’une seule épouse. Au moment du mariage, la femme apporte une dot que le mari double d’un bien égal, et ce patrimoine inaliénable reste la propriété commune des époux; après la mort de l’un, il est transmis entièrement à l’autre.

La famille habite une maison faite de bois et de torchis, souvent ronde, avec un trou au milieu pour laisser passer la fumée du foyer; les riches ont des maisons de plusieurs pièces. Tous cependant dorment sur des tapis ou des fourrures. Au mur, on accroche les têtes des adversaires vaincus au combat, dans la croyance superstitieuse d’acquérir la force de l’ennemi tué.

Les Gaulois sont propres et bien vêtus. Les hommes ont des cheveux longs, flottant sur les épaules ou relevés en touffes sur la tête, et de grandes moustaches pendantes; mais ils n’ont point de barbe.

La société gauloise

Les Gaulois sont répartis en deux classes: la noblesse et le peuple (en outre, il existe des esclaves, prisonniers de guerre).

La première est formée des anciennes familles et des riches, la seconde des hommes de guerre, des artisans et des paysans. En général, les gens du peuple se placent sous la protection d’un noble qu’ils s’engagent à servir fidèlement, mais qui les défend en cas de danger. Plus un noble a d’hommes à son service, plus il est influent.

Aux banquets, les serviteurs et les écuyers des nobles se tiennent derrière eux; les Gaulois ont en effet le sens de la hiérarchie et aiment le protocole. Les convives s’assoient autour d’une table basse et mangent de la viande, du poisson, du pain, des fruits.

Ils boivent de la bière et du miel dilué dans de l’eau. Le vin est peu connu, ou même proscrit; il est considéré comme un luxe raffiné, qui amollît le caractère.

Les Gaulois en temps de paix

Les familles groupées forment des tribus, ce qui correspond à peu près à nos communes. Chaque tribu a un territoire bien délimité, des chefs reconnus, une unité de vues en matière politique et religieuse; les dieux d’une tribu peuvent différer de ceux des tribus voisines.

Les Gaulois s’adonnent surtout à l’agriculture; ils cultivent principalement le blé et l’orge.

César, pendant ses campagnes, trouvera toujours sur place de quoi nourrir ses troupes. L’élevage est aussi très répandu;

Les nations sont fières d’avoir une nombreuse cavalerie militaire.

La chasse et la pêche donnent des ressources abondantes. Certaines tribus travaillent les métaux : cuivre, bronze et fer. Il existe de nombreuses voies de communication et on y circule facilement.

Plusieurs fleuves : la Loire, la Seine, le Rhône, l’Allier sont enjambés par des ponts. Cela permet un commerce intense : on peut faire transporter les marchandises par bateaux et par chariots, de la Manche à la Méditerranée en 30 jours.

Presque rien ne nous est resté de l’architecture des Gaulois; Excellent utilisateurs du bois, ils dédaignaient la pierre, et n’ont pas fait de constructions durables. Seules les enceintes des places fortes, solides et bien agencées, sont des vestiges qui demeurent encore de nos jours.

Les gaulois en temps de guerre

L’armée gauloise comprend la cavalerie, formée des nobles, & l’infanterie, composée du peuple. La cavalerie est l’arme par excellence; elle charge à toute allure, pour rompre les lignes ennemies. L’infanterie est armée de piques, d’épées, de boucliers, d’arcs et de frondes; elle se bat au corps à corps.

Les guerriers sont courageux et méprisent la mort. Leurs mœurs sont rudes : avant de partir en campagne, ils offrent aux dieux des sacrifices humains pour attirer leur faveur; selon le dieu vénéré, les victimes sont pendues, brûlées, noyées ou crucifiées. Après la victoire, les vaincus sont décapités sur le champ de bataille, ou emmenés comme esclaves.

L’ardeur guerrière des Gaulois les poussa à déborder de tous côtés leur contrée : ils se répandirent en Angleterre, en Espagne, en Europe orientale, en Italie du Nord (où ils fondèrent la Gaule Cisalpine) et arrivèrent jusqu’à Rome, qu’ils saccagèrent.

Farouches et courageux, les Gaulois n’avaient pas de discipline et n’étaient Jamais d’accord entre eux. Ils furent ainsi incapables, lorsque César arriva à la tête de ses légions, de résister en bloc à invasion romaine : leur désunion fut la cause de leur défaite.

La religion chez les Gaulois

Gaulois sont nombreux et mêlés à tous les phénomènes de la nature, parfois même à un lieu, à une source, à une forêt. Ils participent à tous les moments de l’existence : la naissance, le mariage, la Chasse, la guerre.

Les Gaulois croient à l’immortalité de l’âme : pour eux, la vie continue au-delà de la mort, sur des terres fabuleuses, où les guerriers pourront s’adonner à d’autres exploits héroïques.

Les prêtres sont des druides, qui forment une classe sociale à part, dotée de pouvoir et d’influence. Ils sont en relation avec les puissances invisibles, parlent en leur nom, connaissent des paroles magiques et des incantations.

Une fois par an, les druides de toutes les cités se réunissent dans un lieu spécialement consacré, situé au pays des Carnutes; ils s’assoient autour du grand prêtre, et, après avoir offert des sacrifices solennels, forment un tribunal qui juge les meurtres et les questions d’héritage ou de propriété.

Dans les tribus, les druides sont les éducateurs de la jeunesse : leurs élèves sont des novices qui leur succéderont plus tard, et aussi des fils de grandes familles, puisque les nobles seuls sont admis à cet enseignement. Les jeunes restent de longues années en compagnie du maître, qui les initie à toutes les sciences. Comme ils ignorent l’écriture, ils doivent tout apprendre par cœur.

L’habitation gauloise

Le Gaulois habite une hutte circulaire dont le toit est conique. Il la bâtit en enfonçant d’abord sur la circonférence de base des troncs d’arbres qu’il unit par un treillis de branches. Il applique ensuite sur les deux parois une couche de boue : c’est son enduit.

Les murs intérieurs peuvent être embellis : il suffit d’y suspendre des peaux de bêtes. Point de fenêtre à cette maison; l’unique ouverture, la porte, arbore parfois le crâne d’un ennemi en guise d’ornement ou d’avertissement. Détail technique très intéressant : il existe déjà, à l’intérieur de la hutte, un trou qui sert d’égout et recueille les déchets liquides de la maison, absorbés par le sol.

Les Germains en résumé

Depuis le IIe millénaire av. J.-C., des tribus indo-européennes étaient établies dans la péninsule scandinave et sur les rives de la mer Baltique.

Ces nomades étendirent peu à peu leur rayon de déplacement et quelques siècles avant l’ère chrétienne, ils occupaient toute l’Europe septentrionale. Au temps de Jules César, ils s’identifient sous le nom de « Germains », dont l’étymologie est très incertaine. Tacite en dit ceci: « Les Germains aiment l’oisiveté et haïssent la paix », affirmation qui trace brièvement, mais avec précision, le caractère de ce peuple rude, facilement violent et dont le métier préféré est la guerre.

Si l’un d’eux, assez fort pour vivre des fruits de la terre, gagnait sa subsistance par le travail, on le tenait pour vil.

Dans les brefs intervalles de paix, ces hommes forts et batailleurs retombaient dans une douce oisiveté. A la maison, le guerrier germain était un maître paresseux qui passait ses jours à dormir ou à participer, avec ses amis, à des banquets gigantesques, tandis que les soins de la maison étaient confiés aux femmes, aux vieillards et aux invalides.

Ce peuple avait une loyauté, une honnêteté dignes d’admiration. Sa fidélité au serment était telle que les empereurs romains s’entourèrent d’une garde du corps formée de Germains. On admirait chez eux deux autres grandes qualités : le respect de l’hôte étranger et des femmes. L’épouse suivait son mari à la guerre comme en temps de paix; elle était écoutée avec déférence et on lui attribuait même des facultés prophétiques!

L’habitation des germains

Les Germains se déplaçaient sans cesse à la recherche de pâturages ou de nouvelles occasions de guerre. Ils adoptèrent donc un type d’habitation d’une construction moins complexe : ils pouvaient l’abandonner sans regret, en édifier une autre ailleurs sans trop de peine.

C’était une hutte de paille tressée et bien serrée, avec un toit
en forme de petite coupole.

Les barbares et la civilisation romaine

Les Gaulois doivent à la domination romaine une longue période de paix intérieure et de prospérité; les Germains lui doivent, eux aussi, leurs premiers éléments de civilisation.

En retour, ils apportèrent quelque chose à Rome : ils entrèrent en effet en contact avec elle au moment où sa civilisation atteignait son apogée. Les Romains s’affaiblissaient, l’honnêteté et la loyauté des Anciens disparaissaient peu à peu; les Barbares furent pour eux comme une nouvelle bouffée de vigueur.

Dans ses écrits, Tacite donne souvent en exemple à ses concitoyens l’honnêteté, la frugalité, la simplicité de vie des « Barbares ».

FAQ

Quelle est l’origine des Gaulois et Germains ?

Comme les Grecs et les Romains, les Gaulois et les Germains descendaient des tribus indo-européennes venues d’Asie des milliers d’années auparavant.

Quand les Gaulois s’installèrent en Gaule ?

Les Gaulois s’établirent, entre 700 et 400 av. J.-C., sur le territoire appelé la Gaule.

Qu’apporte la domination romaine aux Gaulois ?

La domination romaine apporte une ère de paix et de prospérité. Petit à petit les gaulois se mêlent aux romains et deviennent les gallo-romains.

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