Conséquences de la Seconde Guerre mondiale

Conséquences de la Seconde Guerre mondiale

Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale ont façonné le monde actuel. L’Europe est redécoupée, le monde devenu bipolaire et les alliés d’hier devenu ennemi.

Malgré tout, la reconstruction sera rapide, l’union se fera sur les cendres et les malheurs du vieux continent. L’heure est au renouveau. Dans ce monde nouveau, l’Europe surprend encore.

Sommaire

La Première Guerre mondiale avait été presque immédiatement suivie par un règlement général des problèmes résultant du conflit. Il n’en est pas de même en 1945.

Les règlements définitifs ne sont effectués que peu à peu, certains même ne le sont pas encore après plus de vingt ans. A défaut, au lendemain de la guerre, des accords sont passés. En outre, les puissances s’entendent pour faire renaître une organisation internationale, sous une forme différente de celle qui avait prouvé son incapacité entre les deux guerres.

Les chefs des gouvernements américain, anglais et soviétique, les «Trois Grands », se réunissent dans ce but lors de trois rencontres préparatoires, à Téhéran (1943), Yalta et Potsdam (1945).

En 1946, à vingt-sept ans d’intervalle, Paris est de nouveau le siège d’une conférence internationale. Les travaux commencent en juillet et se terminent en octobre. Les 21 États-membres des Nations Unies qui y sont représentés ont pour mission de régler uniquement les questions européennes.

Les traités avec l’Allemagne et l’Autriche ne pouvant être envisagés que lorsque ces deux pays auront un gouvernement, seul est considéré le cas des anciens satellites ou alliés du IIIe Reich. Les traités sont solennellement ratifiés à Paris, le 10 février 1947. Ils concernent l’Italie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie et la Finlande.

Conséquence directe de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle Europe

La signature des règlements territoriaux qui s’ensuivent donne naissance à une nouvelle Europe. Une simple lecture de la carte permet de constater l’importance des modifications subies par les frontières politiques des États européens.

Carte avant et après la Seconde Guerre mondiale

La Finlande doit concéder à l’Union soviétique les territoires que cette dernière lui avait enlevés pendant la guerre de 1939-40 et que les Finlandais avaient repris en 1941. Il s’agit de l’isthme de Carélie, avec la ville de Viborg et le saillant de Salla, sans compter des territoires frontaliers. En outre, elle cède plusieurs îles du golfe de Finlande.

La Roumanie, qui en 1940 avait déjà dû accorder la Dobroudja méridionale à la Bulgarie, doit abandonner définitivement la Bessarabie à l’Union soviétique, mais elle récupère entièrement la Transylvanie aux dépens de la Hongrie.

La Hongrie retrouve les frontières qu’elle avait au traité de Versailles; elle rend la Transylvanie à la Roumanie, et une partie de la Slovaquie orientale à la Tchécoslovaquie, à laquelle elle l’avait enlevée.

La Bulgarie abandonne les territoires yougoslaves et grecs qu’elle avait occupés pendant la guerre, en 1941, et signe un traité d’amitié avec l’U. R.S.S.

La Tchécoslovaquie est reconstituée autour de la petite Slovaquie, qu’Hitler avait laissé survivre comme république indépendante sous protectorat allemand. Elle reprend la Bohême-Moravie, qui lui avait été enlevée par l’Allemagne, et la Hongrie lui rend la Slovaquie orientale.

La Pologne, nation la plus éprouvée d’Europe, est « redessinée » moyennant un important déplacement vers l’ouest. En effet, la Russie se fait céder de vastes territoires qui représentent pratiquement toute la partie orientale du pays, repoussant ainsi ses propres frontières de 200 kilomètres environ. La Pologne est indemnisée en occupant la majeure partie de la Prusse orientale et tous les pays allemands situés à l’est de l’Oder et de la Neisse (ligne Oder-Neisse).

La Yougoslavie recouvre les frontières qu’elle avait avant la guerre; en outre, elle reçoit en partage la ville de Zara et les îles de Cherso (Cres) et Lussin (Losinj), l’Istrie ainsi que la majeure partie de la Vénétie julienne jusqu’aux portes de Gorizia.

L’Union soviétique accomplit une avancée spectaculaire vers l’ouest, occupant de vastes territoires qui appartenaient à la Finlande, à la Pologne, à la Roumanie, à l’Allemagne, et récupère d’autre part l’Estonie, la Lettonie et la Lithuanie.

L’Autriche, à la fois alliée et victime de l’Allemagne, est divisée en quatre zones d’occupation qui sont confiées aux quatre puissances victorieuses. Vienne, située en zone russe, est, elle aussi, divisée en quatre secteurs, état de choses qui durera longtemps. C’est seulement au mois de mai 1955 qu’est signé le traité de paix lui restituant une pleine souveraineté.

Les autres États européens, Allemagne exceptée, ne subissent pratiquement aucun changement territorial.

Au début de 1955, la Sarre, confiée à la France après la guerre, reprend la nationalité allemande à la suite d’un plébiscite.

L’Allemagne redessinée

L’Allemagne, la grande responsable de la guerre, doit payer. Outre le juste abandon de l’Autriche et de la Bohême-Moravie, elle perd à l’est de vastes territoires qui sont cédés à la Pologne, et toutes ses colonies.

Près de 12 millions d’Allemands sont expulsés de Pologne, de Tchécoslovaquie, de Hongrie et de Roumanie, et regagnent leur patrie en une migration impressionnante. Comme l’Autriche, l’Allemagne est divisée en quatre zones d’occupation. Berlin, situé en pleine zone soviétique, compte comme Vienne quatre secteurs : anglais, américain, français et soviétique.

La naissance du bloc communiste comme conséquence de la Seconde Guerre mondiale.

À la fin de la guerre, sept pays d’Europe centrale et orientale (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Yougoslavie, Albanie, Bulgarie et Roumanie) se trouvent dans la zone d’influence de l’U.R.S.S. — A l’exception de la Yougoslavie et de l’Albanie, ils ont tous été libérés par les troupes soviétiques. L’Allemagne orientale vient grossir leur nombre par la suite.

Dans chacun de ces pays, sauf en Albanie où se crée aussitôt un régime communiste, des gouvernements de coalition se forment dès la fin de la libération. Ils sont constitués par l’union de différents partis, dont le parti communiste. Mais, peu à peu, à partir de 1947, les partis communistes et l’Union soviétique qui les appuye (et contrôle la plupart du temps la vie politique) s’emparent du pouvoir.

De 1945 (en Albanie) à 1948, des Républiques populaires de régime communiste sont formées dans tous les pays d’Europe centrale et orientale, avec des institutions modelées en grande partie sur celles de l’U.R.S.S.

Devant l’expansion du bloc communiste, l’Occident multiplie les Organisations de caractère militaire et défensif. Le 4 avril 1949, douze pays (U. S.A.,Canada et presque tous les États d’Europe occidentale) signent: un pacte défensif, le Pacte Atlantique. Par la suite, la Grèce et la Turquie en font partie (1951), puis l’Allemagne occidentale (1954).

L’organisation militaire des pays du Pacte Atlantique prend le nom de NATO (North Atlantic Treaty Organisation), appelé aussi OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord).

L’Allemagne divisée à l’image d’un monde bipolaire

Mais, directement ou indirectement, l’Allemagne va constituer un sujet de discorde. C’est en effet sur le problème allemand que la solidarité des anciens alliés se brise, les quatre pays vainqueurs n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’avenir du vaincu. Aucun traité de paix n’est signé avec l’Allemagne, après la guerre. Le régime d’occupation dure trois années, pendant lesquelles les défiances réciproques ne font que s’accuser.

L’Union soviétique craint la renaissance du militarisme allemand; Français, Anglais et Américains voient au contraire avec méfiance un régime communiste s’affermir en Allemagne orientale. Ainsi la division du pays s’accentue et aboutit à la formation de deux Allemagne.

À l’ouest, le 8 mai 1949, une République fédérale d’Allemagne (BRD) est créée; on la dote d’un régime démocratique et sa capitale est établie à Bonn. En octobre 1949 est proclamée, à l’est, la République démocratique allemande (DDR) de type communiste, reconnue par l’Union soviétique en 1953, sa capitale est Pankow, faubourg de Berlin.

Berlin reste occupée par les forces des quatre États; elle est reliée à l’Allemagne fédérale par trois autoroutes et trois « couloirs » aériens (zones d’une trentaine de kilomètres de largeur) où les avions peuvent évoluer.

L’Europe économique après la Seconde Guerre mondiale

L’une des conséquences de la seconde mondiale est le rebond de l’économie européenne. Au début de la deuxième moitié du XXe siècle, la situation européenne se stabilise un peu et trouve un certain équilibre. En dépit des troubles politiques, des craintes, des soulèvements, l’Europe se relève de ses ruines; une fois de plus, elle montre sa valeur et la force émanant de sa civilisation.

Le rétablissement économique est étonnant. Les villes sont reconstruites à une vitesse record (Rotterdam, Stalingrad, Berlin-Ouest par exemple), de même que les installations industrielles (les usines Volkswagen ou Philips), les lignes de communications, les ports (tous les ports français bordant la Manche avaient été littéralement pulvérisés).

Les États européens accomplissent des progrès extraordinaires et en particulier l’Allemagne qui, sous la direction du chancelier Adenauer et grâce à sa forte personnalité, connaît un renouveau aussi rapide qu’imposant de son potentiel industriel et commercial: elle acquiert en Europe une importance indiscutable.

En 1949, c’est-à-dire en quatre ans, l’Europe est reconstituée.

Dès lors, l’Europe occidentale veille à son essor économique : prise dans son ensemble, elle représente une puissance industrielle et commerciale avec laquelle il faut compter; elle peut égaler et en certains domaines surpasser, les deux Grands : États-Unis et Union soviétique.

Si l’on ajoute à la production de charbon de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) celle de l’Angleterre, on atteint le chiffre de 430 millions de tonnes environ (soit plus que la Russie ou les États-Unis); la production d’acier de l’ensemble de l’Europe non communiste (110 millions de tonnes) égale celle des États-Unis, et dépasse celle de l’Union soviétique.

L’Europe unie comme l’une des conséquences de la Seconde Guerre mondiale

L’Europe s’achemine vers l’union politique. Cependant, les peuples qui la composent ont la sagesse de comprendre que cette union est encore lointaine. Ils entreprennent alors de réaliser d’abord une union économique. Ils disposent de grands organismes de coopération industrielle, commerciale, financière, de travail. Le premier d’entre eux, l’OECE (pour la coordination), est créé en 1948; puis naissent la CECA (1951), l’EURATOM, chargé de l’exploitation commune de l’énergie atomique, et le « Marché Commun ».

Ce dernier remporte un immense succès. Il donne des avantages aux pays qui en font partie; l’un après l’autre, tous les États d’Europe occidentale (en plus des six membres fondateurs) et quelques-uns d’Asie, comme la Turquie, Chypre, Israël, se déclarent désireux d’être admis dans cette communauté.

Il s’agit là de véritables « modèles » d’organismes destinés à une coopération économique, et qui sont repris par de nombreux États pour en créer de semblables. Une fois encore, c’est la vieille Europe qui dispense au monde son enseignement.

L’Europe après la Seconde Guerre mondiale

Sur le plan économique, l’Europe est en plein essor. Si nous pouvions en avoir une vue d’ensemble, nous verrions des pays habités par des peuples civilisés, évolués, actifs, des industries florissantes fournissant d’énormes quantités de produits et fonctionnant à plein régime. Ces pays sont parcourus par un réseau très serré de routes, de voies ferrées, de canaux, de lignes aériennes et sillonnés de multiples moyens de transports.

Sur le plan politique, l’Europe est divisée en deux parties : à l’est, les huit pays du bloc communiste, à l’ouest, les pays occidentaux. La Yougoslavie se situe un peu à part, bien qu’elle ait un régime communiste. Le problème de l’Allemagne, partagée en deux États de régime politique différent, est particulièrement délicat.

FAQ

Quelle conférence détermine dans les grandes lignes l’après Seconde Guerre mondiale ?

La conférence de Yalta

Quels sont les principaux grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale ?

Les États-Unis, l’Union soviétique

Quel pays est divisé en deux, sa capitale divisée en quatre ?

L’Allemagne est occupée, divisée entre les pays alliés et l’URSS

Quelles organisations économiques européennes sont construites après la Seconde Guerre mondiale ?

L’OECE (pour la coordination), est créé en 1948; puis naissent la CECA (1951), l’EURATOM, chargé de l’exploitation commune de l’énergie atomique, et le « Marché Commun ».

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