Louis VII le Jeune 1120 – 1180

portrait Louis VII

Malgré les quarante-trois ans de son règne, Louis VII le Jeune n’a pas agrandi sur les terres de la Couronne.

Un jeune roi de France et libéral

Le jeune Louis fut associé au trône des l’âge de sept ans. Il n’avait que dix-sept ans à la mort de son père Louis VI le Gros et c’est pour distinguer les deux hommes que l’on le surnomma le Jeune. Ce fut un roi très dévot, saint pour certains, mais qui ne possédait peut-être pas toutes les qualités nécessaires pour exercer le « métier de roi ».

Les chroniqueurs contemporains lui reprochèrent ce que l’on appellerait aujourd’hui son libéralisme. Ainsi, accorda-t-il certains droits aux juifs. On lui doit aussi l’édification de nouvelles villes, ce qui lui attira quelques antipathies.

Aliénor d’Aquitaine

L’histoire en a fait (et ce, sur les dires de la reine Aliénor) un moine couronne. Pourtant il ne fut pas toujours un fervent adepte de Rome puisqu’il s’opposa au pape Innocent II à propos de l’archevêché de Bourges

Ce que l’histoire ne lui à pas pardonné est d’avoir répudié Aliénor. Cela ne fut une erreur politique que parce que la reine répudiée eut l’outrecuidance d’épouser ensuite le plus grand rival du roi de France, Henri Plantagenet.

La France est alors située entre deux pays qui accroissent leur puissance, l’Empire et l’Angleterre. Cela explique la sévérité des jugements car le règne est situé dans une période difficile.

Comme son père, Louis VII cherche à faire valoir son autorité. Les bourgeois d’Orleans, de Poitiers ou de Sens l’apprirent à leurs dépens. Comme son père, il se battit sans relâche contre ses seigneurs, barons ou comtes.

Louis VII épousa la jeune et belle Aliénor d’Aquitaine neuf jours avant le décès de son père. Depuis quelques semaines la princesse était héritière de l’Aquitaine. C’était la le plus grand domaine qui relevait de la Couronne de France. La région représentait l’équivalent de dix-neuf départements actuels.

Fort de ses droits, Louis VII revendiqua le comte de Toulouse mais pour ce faire se rendre sur place, ce qui représenta la plus lointaine expédition qu’aucun Capétien n’eut jamais mené en royaume de France.

L’un des divorces le plus fameux de l’Histoire de France

Le mariage se passa bien pendant une dizaine d’années. Puis apparurent des désaccords qui devaient mener à l’un des divorces les plus fameux l’histoire de France pour ses lourdes conséquences.

La reine avait suivit Louis en Terre sainte et, d’après quelques mauvaises langues, c’est en Palestine que les choses se gatèrent. Il semble que la reine ait eu une liaison avec Raymond de Poitiers, prince d’Antioche, qui était aussi son oncle paternel.

Des bruits coururent même sur les sentiments qu’elle aurait portes au musulman Saladin.

Et, dès que les royaux époux furent rentrés en France, des membres de la famille leur firent savoir que des liens de parenté existaient entre eux. Chose curieuse, on ne s’en était pas aperçu auparavant. On cherchait vraisemblablement un prétexte pour annuler le mariage.

Le divorce pouvait ainsi être prononcé aux yeux de l’Eglise. De fait, si on remontait quatre générations du cote du roi et cinq du coté de la reine, on trouvait un aïeul commun : Robert le Pieux.

Henri Plantagenet, un dangereux ennemi

Le 18 mars 1152, le divorce était prononcé. Le 18 mai de la même année, Aliénor épousait le fils de Geoffroy d’Anjou, Henri Plantagenet.

On le surnommait Plantagenet parce qu’il avait l’habitude d’orner sa toque d’une branche de genet. Henri était par sa mère Mathilde, le petit-fils du roi d’Angleterre Henri Beauclerc. Il régnait sur la Touraine, l’Anjou et la Normandie. Aliénor, outre ses charmes, lui apportait l’Aquitaine. L’année suivante, il devint roi d’Angleterre.

La guerre avec le roi de France était inévitable.

Les deux hommes étaient très respectueux l’un envers l’autre. Ainsi Henri refusa d’assiéger une ville ou se trouvait le roi de France car il était son suzerain. Il voulait en cela donner l’exemple à ses propres vassaux.

Louis VII le jeune, à la recherche d’un descendant

Quant aux amours de Louis VII, elles furent encore bien tumultueuses pour un saint homme. En 1154, Louis épousait Constance de Castille, qui mourut peu après (1160). Il se remaria ensuite avec Adele de Champagne. Il faut expliquer ce zèle marital par le fait que le roi n’avait pas de descendant.

Enfin naquit le petit Philippe. Louis put ainsi progressivement se retirer des affaires pour passer la main à son fils. Il termina sa vie de manière monacale, une fois la transmission des pouvoirs assurée.

Sources

Louis VI le Gros

1081 – 1137

Robert II, le Pieux

971 – 1031